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[Univers Ankama] (reprise de Madness) Aube d'une ère nouvelle...

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Ven 12 Juil 2013 - 19:56
1989, Désert du Nouveau Mexique, site d’essais nucléaires attribué à la Défense Américaine.

Un bunker situé en hauteur enchâssé dans une falaise rouge autour duquel volent des vautours est bombardé par les rayons d’un soleil impitoyable. Il aveugle complètement les scientifiques qui fixent le désert ravagé devant eux, par une des rares fenêtres de tout le complexe. Partout, le sable, les rocher, des cactus épars et des os d’animaux blanchis par un vent qui balaye le désert à chaque instant.

La tension devant la fenêtre est palpable, personne ne dit mot, on n’entend que les respirations des personnes présentes qui s’affairent et les cliquetis des machines et des consoles de commandes.... Un homme se tient debout devant la fenêtre blindée, teintée et antiradiations. Il est habillé dans un long manteau bleu nuit portant en brassard le drapeau des États-Unis, bleu, rouge, avec ses multiples étoiles. Avec lui, il y a quatre autres scientifiques dans la salle, salle plutôt petite, remplie de consoles sur lesquelles clignotent d’innombrables boutons que les hommes en blouse blanche manient avec une rapidité et une dextérité impressionnante.

La ventilation est bruyante et peine à ramener un semblant de fraicheur dans cette salle surchauffée par le soleil et les machines qui tournent à plein régime. Le général, selon le grade qu’il affiche fièrement sur ses épaulettes, sent un filet de transpiration glacé lui couler dans la nuque, qui n’est certainement pas du qu’à la chaleur. Il sait qu’elle veille.

-Nous somme prêt mon général, dit un scientifique derrière lui, assis à une des consoles.

Le général regarde cet homme d’une cinquantaine d’année avec les cheveux en batailles et de grosses lunettes rondes, puis se retourne vers la fenêtre plus épaisse qu’un mur de béton.

-Très bien, allons-y.

Une femme habillée dans un tailleur stricte, un nœud qui lui tire les cheveux en arrière et lui donne un air grave rentre par la porte qui émet un sifflement alors qu’elle glisse, un dossier à la main :

-Mon général, vous devez-être à l’hôpital d’Albuquerque pour l’accouchement de votre femme dans cinq heures.

-Merci Christiane, je prends note, maintenant veuillez sortir, dit-il en consultant sa montre. Il est 17h, il y a le temps.

La femme salue militairement puis referme la porte, non sans laisser le dossier sur le bureau à côté du général. Un J est inscrit en rouge vif dessus. Il pose la main sur le carton.

-Très bien, allons-y, dis le général.

Les quatre scientifiques se rassemblent devant la console qui se situe sous la fenêtre et se mettent à pianoter sur les touches. Une sirène violente et stridente résonne dans tous le bunker, avec ce même message qui défile continuellement :

-Le personnel travaillant sur le site d’essais est prié d’évacuer immédiatement les lieux et de se réfugier dans le Bunker-Béton BB3. Il est interdit de quitter l’enceinte du complexe durant l’essai. Toutes personnes assistant à l’essai doivent impérativement porter des lunettes en conséquence.

Le général regarde par la fenêtre sécurisée pour admirer la base en contrebas. Il vois des camions rentrés par des portes plus épaisse que des murs de châteaux-forts en soulevant de lourds nuages de poussières de leurs grosses roues, de nombreuses personnes courir dans des diverses directions, avant de disparaitre dans des bouches d’égouts renforcées au béton armé, ou derrière des portes blindées.

Les scientifiques enfilent de grosses lunettes rondes aux verres orange et l’un tend une paire au général qui la prend et la met. Tout autour de lui est teinté d’orange. Il pose ses deux mains sur une barre en fer forgé sur le mur et s’accroche solidement.

L’alarme continue de résonner dans tous le complexe :

-Le personnel travaillant sur le site d’essais est prié d’évacuer immédiatement les lieux et de se réfugier dans le Bunker-Béton BB3. Il est interdit de quitter l’enceinte du complexe durant l’essai. Toutes personnes assistant à l’essai doivent impérativement porter des lunettes en conséquence.

Le général regarde les scientifique rentrer des coordonnées, tourner des boutons. Sur les écrans, des flèches tournent, où montent, passant d’un palier vert à un palier noir.

Alors tous fixent la fenêtre tandis que l’alarme laisse place au compte à rebours.

10...







D’innombrables années en arrières :

Il court.

Il court à perdre haleine dans cette immense plaine. Il sent l’ennemi le talonner. Il sent le sol trembler à chacun de ses pas. Il court, et ressent une peur au fond de lui, que rien ne peut calmer, son cœur cogne violement contre sa poitrine et une douleur le prend aux pieds. S’en sortira-t-il cette fois? Il sert un objet enveloppé de tissus contre lui. Autour de lui ce n’est qu’un immense désert avec des rochers éparpillés et des arbres morts par endroits. Il court vite, mais ce n’est pas suffisant. L’ombre le rattrape. Il voit au loin la jungle se dresser, et accélère. Au sol il reconnait les marques. Arriveront-ils à temps ? Il arrive peu à peu à ressentir de nouveau ce pouvoir couler dans ses veines. Il prend sa dague, une lame simple, dont le manche est orné d’un sablier mais sait que ce ne sera pas suffisant.

Malgré cela il se retourne et la fixe dans les yeux. Il lit dans son regard, la détermination et la soif de sang, mais il ne mourra pas aujourd’hui, ça non !



9...



C’est une bête immense aux longues défenses qui jaillissent d’une gueule pleine de dents.

Il lance un puissant sort visant à ralentir sa cible, mais le monstre, les yeux fous, d’un coup de défense, le brise en deux et continue sa course, alors il se retourne et continu de courir vers la forêt, tout en lançant une injure, serrant contre lui son paquet de forme ovale.



8...



Ca y est, il a réussit, l’odeur des arbres, de l’humidité... Maintenant, l’autre devrait surgir d’un moment à l’autre pour l’aider. Il entend derrière lui le monstre tout piétiner sur son passage, les arbres cèdent sous sa rage dans des craquements horribles, la terre tremble. Lui court aussi vite qu’il peut, les branches lui fouettent le visage, lui entaillant la joue, il sent le sang couler mais il ne ralentis pas. Ses pas crissent sur les tas de longues feuilles mortes, de racines enchevêtrées. Il tente de s’ouvrir un passage avec sa dague.



7...



Mais que fait-il, il devrait déjà être la ! pense-t-il en sentant poindre une forte angoisse en lui. Le monstre se rapproche de plus en plus, il peut sentir son souffle sur sa nuque, le martèlement de ses sabots sur le sol. D’un coup, il bondit en avant et évite une défense qui déracine un arbre. Sous la force du coup, il voit du coin de l’œil le tronc voler dans les airs en soulevant un nuage de feuilles et des branches tomber tout autour de lui. Il fait plusieurs tours sur lui-même avant d’atterrir plus loin dans une série de craquements et de grincements. Soudain, au loin, apparait un étrange bâtiment.Un temple ?



6...



C’est bien un temple, peut-être son seul moyen de survivre ! Un de ces gigantesques temples voués à l’une de ces divinités. Il s’y engouffre sans réfléchir, tout en jetant un violent sort par-dessus son épaule. Au bruit qui résonne et à la vague de flamme qui vient lui lécher le dos, il sait qu’il vient de bruler un arbre et a raté sa cible. Son ombre s’étend devant lui alors que le feu se propage dans la forêt.



5...



Il court dans ce dédale de pierre. Ce temple à l’air abandonné, et il ne reconnait pas les sculptures, les inscriptions sur les murs qui défilent à toute vitesse autour de lui. Derrière lui, il n’entend plus le monstre. Il l’a semé ? Il dégaine sa dague dont le manche est orné d’un sablier et ralentis le pas.



4...



Il marche prudemment, tous les sens aux aguets, et débouche dans une salle gigantesque, qui le laisse sans voix. Les murs, les statue, les teintures, malgré leur grand âge témoignent d’un passé glorieux et magnifique. Ou est-il tombé ? Derrière-lui, un sifflement, suivit d’un bruit qui le fait sursauter. Il se retourne violement. Ce n’est qu’une poterie qui vient de tomber. Il croit apercevoir une ombre, mais celle-ci s’estompe. Les morceaux de poteries bougent mollement sur le sol après l’impact violent.



3...



Il fixe les coins reculés de la salle, à la recherche d’un indice sur une quelconque présence, mais il n’y a rien. C’est alors que le même bruit se fait entendre, derrière lui. Une autre poterie est éparpillée sur le sol, en des milliers de petits morceaux. Des ombres semblent danser dans la pénombre. Il serre sa dague, à s’en faire blanchir les phalanges, de la sueur lui coule le long du front.

Soudain, il ressent une piqure dans le creux de son bras, et crois apercevoir du coin de l’œil, la lame d’une épée. D’un geste brusque il se dégage, mais c’est pour ressentir une autre piqure, sur la main gauche cette fois. Il la regarde. Les gouttes de sang tombent sur le sol. Il transpire, la sueur glacée lui dégouline dans le dos.



2...



Il recule, mais voit une ombre levé le bras vers lui, une lame dans la main, prêt à le transpercer. Surpris, il tente de riposter, mais sa dague heurte la roche qui compose le mur du temple et rebondie. La vibration lui remonte dans le poignet et le bras, et lui arrache la dague des mains alors qu’il pousse un hurlement horrifié. Il avait pourtant juré voir quelqu’un devant lui. La dague vole et atterrit par terre, proche d’une épaisse flaque de sang. Tétanisé, il regarde ce liquide devant lui en se penchant pour ramasser son arme. L’odeur est immonde, il se plaque une main sur la bouche pour ne pas vomir. Il plisse les yeux et remonte ce fleuve sinistre pour tomber sur le cadavre mutilé de la bête qui le poursuivait. Les yeux écarquillés, il recule vivement. Impossible ! Il secoue la tête, tente de se remettre les idées en place, mais il n’y a que la confusion.

Alors une ombre se dresse devant lui et lui donne un coup de dague. Il ferme les yeux et ressent une vive douleur dans le bras qu’il a levé pour se protéger. Sous la douleur il lâche la dague une fois de plus. Quand il ouvre les yeux, il n’y a personne devant lui, sa dague, par terre, est rouge de sang.

Un violent courant d’air froid le traverse de part en part, alors qu’il ramasse encore sa dague et scrute l’obscurité autour de lui, le regard fou...



1...



Les ombres défilent sur les murs des temples, les sculptures semblent se rire de lui de leurs sourires distordus, toujours plus nombreuse. Le sol tremble. Il croit voir quelque chose bouger devant lui. Il donne un grand coup d’estoc. Il se sent mal, et se plaque une main sur la bouche, avant de cracher du sang. Il regarde son ventre. Une dague y est plantée. Un petit sablier orne le manche.

Sa sacoche tombe sur le sol de ce temple, son contenu roule sur le sol.





0...



Il ne se passe rien. Enfin, en un premier temps. Soudain, le ciel qui était, il y a quelques secondes encore, d’un bleu magnifique, s’illumine d’un formidable flash lumineux d’un jaune-orangé éclatant, suivit d’un flash blanc bien plus puissant. Le général ne peut s’empêcher de retirer une de ses mains de la barrer de sécurité pour se couvrir les yeux, mais finit par écarter les doigts. Le flash finit par se réduire en une boule énorme, autour de laquelle la poussière du sol se lève pour gravité autour, tandis que les nuages dans le ciel forment come une immense tornade dont l’origine est le centre de cette boule d’énergie concentrée.

Finalement, ces ensembles d’explosion, de poussière et de nuage forment un champignon haut de centaines de mètres, au pied duquel se déploie de gigantesques vagues d’énergie. La vapeur formée par la brusque hausse de température créée un anneau de nuage autour du champignon qui se propage dans toute les directions.

Le sol, le plafond, le bunker tout entier commence à trembler alors qu’un grondement sourd se fait entendre, et qu’un nuage de poussière se dirige droit vers lui pour finalement le recouvrir complètement. La puissance de l’impact est sans précédent. Le général, qui ne se tenait plus que d’une main est propulsé en arrière, son dos heurtant la barre de sécurité qui ferme la porte. Un caillou de la taille d’un gravier propulsé par la puissance de 14.000 tonnes d’explosifs traverse la vitre de sécurité comme si ce n’était qu’une simple feuille de papier et le crane d’un des scientifiques qui meurt foudroyé, le sang arrosant une des consoles de travail alors que le petit gravier s’y plante en provoquant des arcs électriques. La chaleur et les radiations rentrent par ce petit trou et la température devient rapidement insupportable.

Tout tremble avec violence autour de lui, il a l’impression que l’enfer se déchaine sur terre, alors que ses oreilles commencent à saigner à cause du bruit et des vibrations, il sent le liquide couler le long de son cou, il serre les dents…

Les trois autres scientifiques, eux aussi propulsés en arrière ont perdu connaissance. Seul le général scrute ce petit trou dans la vitre blindée. Trou qui, sous les tremblements, se transforme en une fissure qui traverse lentement la vitre sur toute la largeur dans de petits craquements, vitre qui finit par exploser en une nuée de petits bouts de verres qui, propulsés à plus de 1.000 km/h, viennent cribler le mur en face. Un des bouts de verres pénètre la gélatine de l’œil du général qui éclate, l’homme perdant connaissance alors que le trou ou se tenait autrefois son œil se vide lentement de son sang.



Il ouvre l‘œil. Une femme est penchée au dessus de lui, sa voix semble venir de loin, très loin.

-Il s’en sortira, c’est un miracle qu’il soit encore en vie.

Il regarde autour de lui. Tout est flou mais revient peu à peu à la normal. Le ciel est d’un gris désolant, tandis que le champignon atomique est toujours la. La poussière cache complètement le soleil. Ou est passé le toit ? La salle a été éventrée, il n’en reste plus rien, si ce n’est des morceaux de consoles qui finissent de griller en émettant des sons électriques aigus. Un morceau de la montagne à été arraché, et une partie du bunker avec. Pas normal, se dit-il L’explosion était bien trop puissante.

Il regarde ses vêtements, pour la plupart brulé, et sa poitrine est profondément marquée par ses mêmes brulures. Mais à ce moment i les rend compte que sa vision est déformée, étrange, comme si un seul œil fonctionnait. Il est prit d’un violent vertige et à un gout bizarre dans la bouche.

-Il est brulé au troisième degré, mais il a eu de la chance par rapport aux autres scientifiques.

Horrifié, il tente de lever son bras pour regarder sa montre, mais le cadran a explosé et une aiguille indique le ciel tandis que l’autre a disparue. Avec de maigres éfforts, il saisit cette infirmière par le col et demande faiblement l’heure.

-Il est 20h mon général.

-Je dois être la... Pour l’accouchement... de ma femme ! dit-il en serrant les dents.







‘’-Mesdames, messieurs bonsoir. Les grands titres de l’actualité ce soir.

Suites à la catastrophe survenue sur le site d’essais nucléaire New-Bomb qui a provoqué un choc psychologique considérable, et un tôlé général de l’appréciation publique, le gouvernement des USA à promis l’arrêt total des essais nucléaires. Rappelons que cette incident d’origine inconnue, lourdement endommagé le bunker qui protégeait les plus grands scientifiques en nucléaire et quelques hommes politiques de ce monde. Les survivants ont été conduits au plus vite à l’hôpital d’Albuquerque le nombre exact de survivants à l’heure actuelle suite aux radiations est non communiqué.

Grande colère du coté des écologistes qui rappellent une fois de plus « l’inutilité d’une telle entreprise et la stupidité de ses actionnaires allant à l’encontre de la sauvegarde de la planète », fin de citation.

Le gouvernement des USA à tout de même ajouté qu’un dernier essai sera nécessaire pour finaliser les essais en temps réels et passer sous simulation.

Le gouvernement Russe condamne ces essais qui n’ont plus lieu d’être dans un monde où la paix est de nouveau possible.’’

...

La journaliste s’arête alors qu’on lui tend un papier. Elle semble d’abord surprise mais n’a d’autre choix que de communiquer.

...

‘’Nous recevons actuellement cette dépêche : Suite aux essais nucléaires précédemment cité, un temple d’origine inconnue aurait été excavé. Le gouvernement des USA fait appellent aux meilleurs scientifiques et archéologues pour apporter toute pièces à ce nouveau puzzle pour prouver une fois de plus que « l’union de l’Ouest et de l’Est peut être bénéfique en toute circonstances » dans les avancées de la science’’.

‘’Sans transitions, la police est toujours sans nouvelles des deux disparus, Marc Stroph et sa femme, Laetitia Stroph, couple d’éminents chercheurs disparus en montagne, nous le rappelons, il y a trois semaine. Les enquêteurs privilégient la voie de la chute dans u nravin. L’appel à témoins est toujours en vigueur. ‘’





Désert du Nouveau Mexique, 1989, site du Temple inconnu, un mois plus tard.

Une expédition scientifique se tient sur les ruines du temple, de nombreuses tentes blanches sont balayées par le vent du désert sous lesquelles se tiennent les outils de recherche, la cantine ou encore les couchages des hommes présent pour l’expédition, près de diverses jeeps aux larges roues couvertes de sables. Ils sont une vingtaine, des scientifiques, des archéologues, des savants venus du monde entier attirés par ce temple méconnus surgit des sable de ce désert.

Le soleil tape dur et le vent mêlé de sable gène les scientifiques qui ont déjà fait plusieurs fois le tour de l’immense édifice, au fond du cratère.

On retrouve des scientifiques de tous les pays, de toutes les nations. L’annonce a fait le tour du monde à travers les journaux, une promesse de paix dans cette guerre froide, un espoir pour les communautés scientifiques même si il y a une nette dominance américaine sur le nombre de scientifiques.

Tous les hommes présents sont équipés de combinaisons jaunes à casque avec radio sur le dos pour communiquer.

Un homme avec de longs cheveux tombant sur ses épaules, une blouse blanche par-dessous sa tenue et un cigare éteint entre les dents s’approche d’une femme en tailleur strict, toujours en train de remonter ses lunettes de deux doigts à travers le casque de sa combinaison, qui passe des coups de pinceaux sur un des murs du temple mur où s’entasse d’étranges inscriptions.

L’homme s’arrête pour regarder l’architecture de ce bâtiment si particulière, de larges voutes, des colonnes qui soutiennent les murs de pierres jaunes, des formes géométriques incroyables et difficilement réalisables par un des peuples qui aurait put habiter ici au cours des deux milles dernières années… Il règle sa radio sur le canal de cette femme en train de travailler, affiché sur le coté de sa tenue.

-Professeur Noréla, quelles étaient les chances pour qu’une bombe soit placé juste au-dessus d’un temple totalement inconnu ? demande-t-il en passant sa main gantée de sa protection sur le mur avec un lourd accent qui lui faisait rouler ses r.

-Bien trop faibles pour que ce soit envisagé par hasard, dit-elle sans se détourner de sa tache qui était d’enlever les grains de sables d’une fresque en bas du mur avec son pinceau, avec beaucoup de difficultés au vu de la taille du pinceau, et de la manière dont les tenues antiradiations empêchant les mouvements précis.

-Encore votre théorie sur le fait que l’on suit tous un fil directeur, guidé par quelqu’un de plus grand que nous ? Je me dois de vous répétez que je trouve cette théorie farfelue et je pense pour ma part que les humains ne sont conduits que par une folie qu’ils peinent à contenir et qui les poussent à toujours se dépasser et...

-Regardez ses signes, Morave, je ne les ai jamais vus avant...

Il agite son cigare avec sa langue, agacé d’être interrompu :

-Dites, vous m’écoutez ?

-Plus tard, Alexeï, plus tard... On a déjà débattu sur la question des dizaines de fois... dit-elle sans même le regarder, en lui faisant signe de la main de s’éloigner.

-Bon, puisque c’est comme ça, je vais chercher plus au loin dans ce magnifique bâtiment que nous a légué la joie du nucléaire. Si on ne meurt pas d’une immense boule de pierre qui roule sur nous, ce sera des radiations… conclut-il en marchant avec difficulté dans sa tenue jaune fluo.

Elle ne bouge même pas mais sa voix grésille dans la radio qui leur permet de communiquer.

-Vous savez que les militaires sont en train de le sécuriser, Dieu sait combien de piège il y a là-dedans. L’entrée est interdite et vous le savez. Je ne voudrais pas retombez sur un nid de Scorpion Géant comme dans la vallée du Nil, ou de l’acide sous pression qui coule des murs comme en 76... Vous vous souvenez de 76 ? 25 morts rien qu’aux premiers couloirs. J’y ai perdu deux doigts, je ne recommencerais pas, dit-elle en lui montrant sa main gauche, qui présente de graves traces de brulures et seulement trois doigt, le pouce, l’index et le majeur, sans se détourner de ses signes qu’elle inspecte avec une loupe.

Ce dernier s’éloigne en grommelant, et, à force de marcher, se retrouve devant la porte d’entrée du temple, parfaitement intact, avec ses gravures, ses larges battants, le trou de la serrure... Le trou de la serrure... Il regarde autour de lui, les deux gardes fument un peu plus loin et discute. Quel mal y a-t-il à vouloir jeter un œil ? Il se penche. Personne n’en saura rien, pense-t-il fébrilement, avec les mains qui tremblent. Les portes sont scellés, mais un simple coup d’œil... Il risque un œil. Il ne voit rien à cause de ce fichue casque, et il fait trop sombre. Puis ses yeux s’accommodent à la lumière des torches sur les murs de l’autre coté, mis en place par les Nettoyeurs. Et tombe nez à nez avec une main mutilé, à laquelle il manque un doigt, couverte de sang, accompagnée d’un long râle.

Son cœur manque un battement, il sent aussitôt la chair de poule le gagner et est prit d’un haut le cœur. Il sursaute en arrière et tombe, attirant l’attention des gardes.

-Interdit rester ici, dit l’un avec un fort accent russe après avoir réglé sa station sur celle du professeur.

-Oui, esquive-toi, avant qu’il ne t’arrive malheur, ou qu’une momie ne te saute à la gorge dit l’autre, en américain parfait en tripotant aussi sa radio.

Les deux partent dans un grand rire. Le scientifique médusé se relève et en prend un au col :

-Il y a un blessé la derrière, il fait lui ouvrir !! ET VITE !

L’air du scientifique les fait douter, et ils finissent par se diriger vers la porte, avant que l’Américain ne sorte un trousseau avec d’innombrables clés.

Derrière la porte, un petit cri se fait entendre, puis un autre, plus long, plus violent. Un cri terrible d’horreur, et de douleur intense que tout le monde peut entendre malgré les casques, les tenues. Le scientifique en à les boyaux qui se tordent. Les gardes sursautent et l’Américain laisse tomber les clés dans le sable. Le cri semble ne jamais se finir, il est horrible, insoutenable, inhumain, puis on entend des coups de feu, des rafales de mitraillettes. Le bruit attirent tous les scientifiques, ça tambourinent de l’autre coté de la porte, l’Américain parvint enfin à ramasser son trousseau malgré les gants qui lui font de gros doigts et continue de chercher la bonne clé avec violence, alors qu’un violent coup se fait entendre contre la porte, comme si un camion l’avait heurté à plein vitesse de l’autre coté. Tout le monde se fige, regardant la porte, celle-ci étant bombée comme si elle allait céder, exploser. Puis soudain, plus rien, un silence de mort. On entend plus que le vent qui siffle dans le cratère. Les cris se sont arrêtés, les tirs de mitraillettes également. Plus personne ne cogne contre la porte. Les scientifiques se regardent. Morave sent un filet de sueur glacé lui coulé dans le dos, lui provoquant un violent frisson. Alors il dégaine un vieux glock et tire trois balles dans les scellés, avec une agilité étonnante malgré les tenues antiradiations, qui tombent par terre avec les douilles des trois balles. Les militaires ne relèvent pas le fait qu’avoir une arme est interdite ici. La porte s’ouvre doucement, pivotant seule contre les gonds. Un scientifique est purement et simplement crucifié sur la porte, qui s’est ouverte seule, entrainée par son poids.Il est ne croix, les bras écartés, les jambes droites vers le sol et le ventre largement ouvert en deux, d’où s’écoule lentement ses entrailles rouges fumantes et son sang. A terre, un autre scientifique bouge encore, il pousse un long râle, et tousse. Un soldat s’agenouille à coté de lui et lui donne à boire, mais c’est trop tard pour lui : même si il n’est pas blessé, la vitre de son casque est éclatée, son visage parsemé d’éclat, en sang, et il inhale les radiations de la zone, mortelles en quelques minutes.

-Que s’est-il passé ? demande Noréla en se jetant à genoux à coté de lui.

Le souffrant tousse encore, et tente de reprendre son souffle :

-C’était, c’était... horrible. Surtout, n’y allez pas, ne vous enfoncez pas dans ce temple, il est maudit des Dieux, ne rentrez pas, n’y allez pas ! Ça, ... y est ...

C’est sur ces dernières paroles qu’il meurt. Les scientifiques se regardent, ne savent plus quoi dire.

Alors le sol tremble, d’abord doucement, puis de plus en plus violement. Tous regardent dehors, et voient au loin, une lumière blanche exploser avec violence.

En quelques seconde, la bombe nucléaire a rasé le temple et toutes les preuves de sont existence.





Le gouvernement Américain à étouffer l’affaire en arrosant toutes les nations, en fournissant comme excuse que ce temple n’était qu’un simple temple Amérindien du Mexique et que les scientifiques sont rentrés dans leurs patries. Leurs familles ont signées un accord de Silence. L’affaire est morte.





Aube d'un ère nouveau...

Fox





Une Commune de France, 2011.

Il court à perdre haleine sur le bitume, ses chaussures claquant contre le sol, vers l’arrêt, qui se trouve prêt de l’église. Il esquive tans bien que mal une poubelle qui traine sur le trottoir, les éboueurs n’étant pas passé. Il a une pensée bien malsaine contre eux. Soudain, un violent poing de coté le prend, et le ralentis. Au loin, l’arrêt ne se rapproche pas, malgré ses efforts. Pourra-t-il l’attraper à temps ? Ca fait bien d’arriver en retard et de louper son bus dès la rentrée... Soudain, il jubile, le bus est là, à l’arrêt, face au tabac, et les derniers élèves montent dedans. Il ralentit et souris. Il ne sera pas en retard aujourd’hui. Alors qu’il approche en marchant, le bus ferme ses portes dans un chuintement et commence à avancer. Il ouvre la bouche et le regarde commencer à accélérer. Il se rend compte de la situation et se remet à courir comme un dératé le long de l’église et agite les bras :

-Oh, arrêtez-vous, attendez !

Il court et parviens à attendre les portes sur lesquelles il frappe, alors que ceux à bord le montre du doigt et rigolent. Le chauffeur tourne la tête et ralentis d’un coup. Lui, emporter par son élan, se prend une autre poubelle qui trainait et se ramasse lamentablement par terre, l’insulte se perdant dans le vacarme produit. Il sent son menton claquer contre le sol et se mord la langue, sentant le gout du sang lui envahir la bouche. Il se relève et donne un violent coup de pied dans la poubelle avant de monter à bord du bus, sous les rires des autres élèves. Il se frotte le menton et vois une place, tout au fond. Alors qu’il avance, le bus se remet en marche d’un coup d’accélérateur et il est projeté vers l‘arrière. Il se rattrape de justesse à un montant en fer avant de jeter son sac sur le fauteuil prêt de la rangée et de s’assoir contre la fenêtre. Devant lui, un groupe de fille ricane bêtement. Il les fusille du regard avant d’enfiler sa paire d’écouteur et de regarder par la fenêtre le paysage qui défile.

Quelle belle rentrée qui s’annonce à lui... Il doit vraiment avoir tout les malheurs du monde sur le dos...



/////////////
Bientôt la suite.
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Sam 13 Juil 2013 - 12:55
[hrp]
Hop, après le prologue, les premiers chapitres. Bonne lecture !
[hrp]

Premier maillon : « Pour le monde, tu es mort. »
1

L’odeur de la terre pourrie lui remonte dans les narines tandis qu’il continue à avancer en rampant dans cette boue sale, mélange de terre et de neige fondue, qui colle aux vêtements. Le froid est terrible et engourdi le bout de ses doigts. Autour de lui, les rares plantes qui ont survécues au gel bruissent et bougent doucement dans l’aurore d’un ciel bleu nuit qui se tient d’un jaune timide, seul signe de la présence de ses compagnons à ses côtés. La noirceur de la nuit laisse place peu à peu à un brouillard bas sur le sol qui camouffle parfaitement leur position mais humidifie tout.

Soudain, ses oreilles frémissent. A quelque mètre devant lui il perçoit une conversation. Il se met en arrêt et lève en poing au dessus de sa tête pour faire signe à l’escouade de s’arrêter. Deux gardes qui discutent en leur tournant le dos. L’un fume une cigarette et l’autre tiens un berger allemand qui dort à ses pieds. Tandis qu’ils discutent en slave, Dmitriv fait signe à deux hommes d’agir. L’herbe bougent derrière lui, puis sur ses cotés. Quelques secondes passent puis les deux silhouettes en face s’effondrent suite à deux bruits mats, le chien n’a pas le temps de bouger qu’il se prend une balle en pleine tête. Son corps tombe mollement dans l’herbe haute.

Il se remet à ramper, et entends ses hommes faire de même derrière lui. Puis le bâtiment surgit de la nuit face à eux, un grand hangar fait de tôles rouges et grises autour duquel de nombreux hommes patrouillent. Il est temps de mettre en pratique ce pour quoi il est le meilleur. Il saisit son SVD, fusil de précision facturé de son pays, on ne fait pas mieux que les armes russes d’après lui, et voit trois hommes assis les uns à coté des autres devant une porte sur un banc. Il charge une unique cartouche de 7,62x54mm R, une cartouche d’acier perforante capable de traverser 2500m de distance, 1500m sous silencieux. Il cale le fusil contre sa joue, la crosse contre terre. En un instant il ne semble y avoir plus personne autour de lui, si ce n’est ces trois cibles. Ses trois cibles. Son cœur ralentis avec sa respiration, il a l’impression de rentrer en transe. Il a ça dans le sang depuis toujours, il le sait, c’est génétique. Il se concentre et garde les deux yeux ouvert. Alors, dans son esprit, ses trois cibles se rapprochent, et grossissent pour remplir tous son champ de vision. Il n’y a plus rien, plus personne. Il ne respire plus. Son doigt s’approche de la détente. Quel délice, quelle sensation de puissance absolue. Il ne peut pas les rater, pas à cette distance. Il voit clairement la tempe du premier. Il voit la trajectoire de la balle, perforer les trois crânes l’un après le autre en traversant d’abord la tempe du premier, puis tout son cerveau, ressortir de l’autre côté et poursuivre sa trajectoire au travers du crane du second garde pour finir dans la tête du troisième. Il enclenche la détente. Un PLONG sec, une vibration qui lui remonte jusque dans l’épaule. Les trois corps tombent quasiment en même temps. Une unique douille jaillit du fusil pour tomber dans l’herbe folle avec un faible tintement, amortis par la terre. Il la ramasse et sourit.

Déjà ses hommes courent en se baissant, pour ramasser les trois corps et les cacher dans des bruissements d’habits et d’herbe haute. Les autres gardes n’ont rien vu. Trois de ses hommes se changent et prennent la place des anciens gardes, sur le banc dans la même position. Lui se lève et marche tranquillement vers la porte. Un grand coup de botte et la serrure saute. Derrière, trois hommes qui jouaient aux cartes sursautent. Marvolf, à coté de Dmitriv, équipé de deux uzis, les abats sans sourciller. Les corps tombent sur la table qui s’effondre, les cartes s’envolent et les verres et les bouteilles se brisent par terre, le liquide de l’alcool se mélangeant au sang. Dmitriv avance et ouvre une porte qui donne sur le hangar. Marvolf, son camarade depuis son entrée dans l’armée Russe le suit.

Le hangar est constitué de dizaines de salles faites de cloisons sans toits tel un immense open space. Il n’y a quasiment aucuns éclairages et le plafond du hangar est plongé dans l’obscurité. En bas, entre les cloisons patrouillent des hommes avec des lampes disséminées ici et la qui jettent sur la salle une faible luminosité. Les gigantesques fenêtres sur les murs sont pour la plupart condamnées par des planches, et la lumière du lever de soleil ne rentre presque pas dans cette salle. Autant dire un terrain de jeu idéal pour un sniper et sa troupe d’assassins. Des chaines pendent du plafond. Les hommes de Dmitriv s’en servent pour monter dans l’ombre du toit dans des bruissements de tissus et de cliquetis imperceptibles ou presque. Dmitriv saisit une chaine et monte, dans un cliquetis. Il pose pied sur le réseau de poutre d’aciers qui constituent et maintient le toit, et commence à chercher du regard le coffre, leur cible. Un homme lui tape deux coups sur l’épaule et lui montre une salle plus grande, remplies de dix homme et au centre, un coffre qui émet un rayonnement bleu. Ils avancent, pliés en deux sur les poutres avec une habilité féline, au-dessus de près de dix mètre de vide. Une chute serait irrémédiablement mortelle et indiquerais leur position, mettant fin à tous leurs espoirs de récupérer ce coffre.

Mais, alors qu’ils arrivent au dessus de la salle, Marvolf fais un pas de travers. Il marche sur le bout de son autre botte qui, légèrement usée, laisse dépassé un morceau de cuir. C’est sur ce morceau de cuir qu’il appuis et, voulant avancer son pied désormais coincé, se déséquilibre et tombe sur le coté.

La scène semble se déroulé au ralentis. Dmitriv se retourne et le voit tomber en arrière, les yeux écarquillés, tendant les deux bras. Il saute et le rattrape par le poignet d’un coup sec, en se jetant à genoux. Il sent que Marvolf l’agrippe mais son poids l’entraine vers le bas et il se retrouve plaqué contre la poutre d’acier. Le voila allongé sur une poutre d’acier, tenant son camarade par le poignet qui se balance mollement au dessus de dix mètres de vide, alors que des dizaines d’ennemis patrouillent en bas. Dans le silence le plus total. Marvolf est légèrement balancé de gauche à droite, et regarde en bas, tandis que Dmitriv sert les dents pour ne pas le lâcher. Il sent le poids de son compagnon remonter du poignet jusque dans son épaule, provocant une forte tension. Il glisse légèrement mais Dmitriv ne lâche pas prise. Quand la botte de Marvolf commence à glisser lentement de son pied...



Les gardes sont disposés en cercle autour du coffre. Ils ont monté la garde toute la nuit, dans le froid et la fatigue, certain sont assis par terre ou fument une cigarette. Il ne se passe rien ! Rien de rien. Mais ce coffre les inquiètes au plus haut poing, certain ne le lâche pas des yeux, comme hypnotisé. Quand une botte atterris sur celui-ci dans un bruit métallique qui résonne longuement dans tout le hangar. Les gardes la regardent, abasourdis, quand trois d’entre eux s’effondrent et qu’un homme tombe du plafond sur un troisième, l’égorgeant sans même lui laisser le temps de comprendre ce qu’il lui arrive. En quelques secondes, le hangar silencieux résonne de nombreux coup de feu tandis que des soldats descendent du plafond en rappel, mitraillant dans toutes les directions. L’alerte est immédiatement donnée, et, tandis que les compagnons de Dmitriv nettoient la zone au dehors, une centaine d’homme courent vers le hangar, en saisissant leurs armes. Dmitriv saute du plafond, se raccroche des deux mains à une poutre, exécute un salto autour de celle-ci et atterrit devant la gigantesque porte d’entrée du hangar, qu’il entreprit de verrouiller à l’aide d’une grosse barre de fer, deux homme l’aidant dans sa tache. Derrière eux, les balles sifflent dans tous les sens, les crépitements des mitraillettes se mêlant aux cris des hommes.

Une fois que la barre est misent en place, Dmitriv se retourne, et voit un soldat foncer vers lui, un couteau levé au dessus de la tête. D’un geste vif, il saisit le soldat au poignet et le tord, avant de dégainer son Tokarev-Makarov, un semi automatique, un pistolet très fin qui se glisse partout, avec un chargeur de 8 balles, capable de transpercer 55 couches de kevlar. La première finit dans la tête de son agresseur, il se retourne et tire quatre fois. Quatre morts s’écroulent, une balle en plein cœur. La cinquième balle est tirée en direction d’un homme qui se jeta sur le coté, avec un sourire, esquivant la balle. Mais, a la grande surprise du soldat, la balle dévie légèrement de sa trajectoire, tel un projectile magique, pour le frapper en pleine poitrine. Alors qu’il allait tirer une sixième fois, son arme s’enraye... Un clic clic résonne tandis que le soldat en face de lui sourit en brandissant un colt à chargeur tournant, une vielle arme américaine mais qui, elle, s’enraye moins. Il n’aurait jamais du faire confiance à ce belge. Autant ils sont bons pour les frites et les mitraillettes, autant, pour les armes de poings ce n’est pas encore ça. Il mangerait bien une portion de fritte Belge. Il ira chez ce commerçant, et mangera, avant de le tuer pour ce pistolet qui s’enraye.

Il court vers cet ennemi qui le menace et donne un coup du tranchant de la main sur le coté de son arme, déviant le tir, la balle allant traverser le mur de tôles. Il lui assène ensuite un terrible coup de tête, sentant son nez craquer sous l’effet.

Il regarde son pistolet. Dire que pour sa capacité, c’est une arme non réglementaire... Une arme non réglementaire, du genre, ce n’est pas loyal... Il sourit. Parce que le nucléaire et les gaz c’est loyal peut-être ? Enfoirés de ricain. Il se tourne vers ses compagnons qui finissent le ménage, de vrai pros, des loups, des snipers comme on en voit plus. C’est lui-même qui les a formés au tir à distance, il a ça dans le sang. Derrière lui, des coups de bélier retentissent sur la porte. Il regarde sa montre. 7h10. Le soleil s’est déjà levé, ils sont en retard. Il rejoint ceux qui sont autour du coffre. Coffre qui leur à tant couté. La Russie à payé le prix fort pour l’obtenir en incognito, la mère patrie à envoyé son meilleur atout et sa troupe de tueur, pour un simple coffre...

Marvolf s’approche par derrière en enfilant une paire de botte qu’il a prit à un cadavre, et dit, en russe :

-Désolé pour ça...

-C’est rien, Marvolf, ce n’est pas de ta faute... Au moins, on a évité la phase d’approche pour rentré directement dans la négociation musclé. Allez, ouvrez-moi ça les gars ! dit Dmitriv en passant ses doigts sur l’inscription « Projet Jupiter » gravé sur le haut du coffre. Il devait jouer jusqu’au bout…

Un homme s’empare d’un pied de biche et donne un violent coup dans une jointure du coffre, avant que deux autres compagnons le rejoignent pour forcer l’ouverture.

Au dehors, on entant des cris et les coups de bélier redouble dans la porte du hangar, hangar qui tremble sous les coups de buttoir, les gonds de la porte vacillant dangereusement.

La porte du coffre cède et tombe par terre dans un bruit sourd qui résonne. Tous se penchent dans l’ouverture pour voir, mais Dmitriv en chope deux par le col avant de les repousser, pour voir ce qui vaut cent millions de Roubles (deux millions cinq cent mille euros). Un gros œuf ? Merde…

-Alors on à fait tous ça pour un œuf ? déclare un compagnon.

-Une omelette à cent millions, ça fait cher, l’a intérêt à être bon celui-là.

-Arrêter vos conneries, on a ordre de prendre ce qui se trouve dans ce coffre alors on le prend.

Dmitriv se penche et hésite un peu avant de reposer ses deux mains sur un œuf immense, plus gros qu’un œuf d’autruche. Mais, alors qu’il le saisit, il sent quelque chose d’extraordinaire se déverser en lui. Quoi, il ne sait pas, il serait incapable de le dire, mais il sait que plus rien n’est impossible, il voit les milliers d’opportunité qui s’offre à lui avec une telle relique certainement très ancienne. Plus rien ne compte, il n’y a plus personne, plus rien, seulement lui et cet... œuf ? Il le regarde, le fixe. Il sursaute, lâchant l’œuf, que Marlovf rattrape de justesse avant qu’il ne se fracasse par terre. Un œil... dedans... Une forme qui bouge. Marvolf le regarde bizarrement.

-Tout va bien ?

Dmitriv se ressaisit. Ne jamais montrer de signe de faiblesse devant ses hommes. Il enveloppe cette relique dans un emballage avant de le mettre dans son sac. Déjà, une partie de la troupe est remontée. Il saisit un grappin à sa ceinture avant de lever le bras, viser le plafond et tirer. Il sent le grappin s’agripper à une poutre, et active le tracteur. Il est arraché brusquement du sol, vers le plafond, avant de prendre appuis sur une poutre. En bas, la porte cède, explosant en des milliers de morceaux, déversant un flot de soldats dans le hangar. Un homme s’approche du coffre éventré et, le fixant, lève la tête et hurle :

-NOOOON !

Dmitriv, dans l’ombre du plafond, sourit, avant de courir vers la sortie, avec ses hommes. Il sent le poids de l’œuf dans son sac. « Projet Jupiter », hein ? Il aura quelques questions à poser.

Ils ressortent à l’air libre. Devant eux se tiennent cinq tanks, qui les regardent droit dans les yeux. Ils ont déplacé les tanks ces fous. Comme si ça allaient les arrêter... Toutes les tourelles se tournent lentement vers eux...



***



-Garde à vous ! Tu vas rater ton car pour l’université ! dit une voix alors que les rideaux s’ouvrent brusquement, déversant dans la chambre surchauffée par les ordinateurs un flot de lumière.

-Huuum... Encore quelques minutes, papa...

-Tu te lèves de suite ! dit-il en arrachant la couverture. C’est la rentré, je refuse que ma fille soit en retard, tu m’as déjà causé assez de problèmes comme ça !

Elle se replie sur elle-même, mais finit par ouvrir les yeux et voit le visage de son père penché sur elle, un visage pétrie par la guerre, auquel il manque un œil, perdu dans des conditions qu’il n’a jamais voulut dire, un visage dur et fier parcours de fines cicatrices. Elle regarde autour d’elle. Ses quatre ordinateur tournent encore avec les écrans éteints, sur les murs, des schémas, des algorithmes et des équations informatiques complexes ainsi que des dessins et des schémas de bombes et d’explosif en tout genre dessinés au crayon, certain existent déjà, d’autre étant créés par ses soins. On ne voit quasiment plus les murs sous toutes ces feuilles, et les rares pans qui ont survécus sont recouverts de calculs fait aux crayons.

Le père soupir, et sort de la chambre :

-Ton bol est prêt, je te veux dans la voiture dans trente minutes pétantes !

Elle se lève et se rend dans la salle de bain, avant de se regarder dans le miroir. Des yeux d’un vert profond, une longue chevelure rousse qui lui tombe jusqu’aux reins, un nez allongé, les pommettes hautes, grande, un mètre quatre-vingt, des formes généreuses, un visage et un corps qui en a fait succombé plus d’un, qu’elle à eu grand plaisir à détruire moralement. Son seul défaut est son tempérament, un caractère de feu à l’image de ses cheveux.

Après avoir prit sa douche et avoir engloutis son déjeuner, elle saute dans la voiture et claque la portière, habillé d’une robe à col mao, serré, qui lui cache le cou et met encore plus en valeur ses formes, dévoilant ses épaules. La robe tombe jusque sur ses chevilles. Un petit robot est représenté sur le coté, tenant un bâton de dynamite.

-Tu as une minute de retard ! Et fais attention à la porte ! Combien de fois faudra-t-il que je te le dise !

-Ca va, merci, allons-y, dit-elle en regardant par la fenêtre.

Il n’est que 8h, mais déjà la vie grouille dans la rue où toute les maisons se ressemblent, toutes les pelouses sont identiques, les maisons sont parfaitement alignés. Les voisins, « des vieux insupportables à la retraite » les saluent. Elle leur fait un doigt d’honneur. Elle n’a pas oubliée la fois ou le grand père l’avait arrosé, alors qu’elle dormait à l’ombre d’un arbre, il y a deux jours. Le facteur passe en vélo et jette le journal dans les jardins, les chiens aboies, les tuyaux d’arrosages automatiques se mettent en route, le moteur de la voiture ronronne...

-Je sais que tous ces déménagement ne permettent pas une scolarité stable, mais tu as des dons fantastiques, tu ne devrais pas avoir de problèmes en cours !

-Ce n’est pas moi le problème, c’est les professeurs, les élèves, les surveillants, l’université...

-Ta mère aurait aimée que tu aies au moins ton diplôme... dit-il en passant la troisième, quittant la petite route du quartier pour s’engager sur une voie plus grande.

-Ca va avec maman, elle n’est plus la pour témoigner de toute façon ! rétorque-t-elle en soupirant, s’accoudant à la portière, le front coller à la vitre, pour regarder défilé le paysage.

-Au passage, le sergent Bradley m’a contacté, dit-il en attrapant une feuille qui sortait de sa sacoche, entre les deux sièges.

Il lui donne la feuille, qu’elle saisit.

-J’aimerais que tu arrête de te promener sur le réseau comme ça, il y a pas mal d’infos qui trainent et beaucoup son secret défense, on risque de gros problèmes si tu continus... dit-il en lui jetant un regard avant de se reconcentrer sur la route pour doubler une voiture rouge.

Elle lit la feuille. Le sergent l’accuse de bafouer l’autorité et le secret militaire et la menace de la Liste Noire.

-J’hallucine, c’est lui qui m’a mit au défi de percer ses défenses ! dit-elle en brandissant la feuille sous le nez de son père, qui l’écarte pour voir la route.

-Il t’a juste demandé de tester le bouclier de protection informatique, pas de fouiller dans les dossiers sensibles ! répond le père en haussant la voix. C’est la dernière fois que tu te rends comme ça sur nos ordinateurs, je ne veux plus que tu fouilles dans nos archives, c’est clair ?!

Elle sent une colère froide l’envahir. Comme à chaque fois qu’elle discute avec son père, ça finit toujours mal... La voiture double un car remplie d’adolescents surexcités.

-Si vous n’êtes pas content de vos protections, virez ce peqnaud et engagez un véritable informaticien ! J’y crois pas, à chaque fois que je fais quelque chose c’est mal, quand je pense que je mouche vos experts en explosifs, et que je sus obligé de faire ma scolarité dans cette université pourrie ! Alors qu’il serrait plus simple que je travaille pour vous dans la section J.

Le père arrête la voilure sur le parking de l’université et se tourne vers elle pour la regarder de son unique œil.

- Comment connais-tu l’existence de cette section ?

Aussitôt elle sait qu’elle a gaffée.

-Je ne veux plus jamais que tu parle de cette section c’est clair ?! Oublie-la ! Oublie le travail ! Tu passeras ton diplôme comme tous les universitaires et tu te trouveras un job normal, mais tu ne travailleras jamais pour cette section ! dit-il, presque en criant.

Elle sort de la voiture et claque la porte sans même se retourner.

-Revient ici ! crie le général en ouvrant la fenêtre coté passager. Revient immédiatement, c’est un ordre Mylaisine !

Elle se retourne, les joues rouges, au bord des larmes :

-Je ne suis pas un de tes soldats à qui tu peux dicter tes ordres sans te justifier de leurs états d’âme ! Merde !

Et elle se retourne en direction de l’université.



Le terrain était gigantesque, entouré de toute part par la route, le campus était composé de parc, square et autres places, des dizaines de bâtiments portant sur toutes les branches de l’éducation, de l’University Hospital, au nord, au Centre Sportif, au sud. Le bâtiment d’informatique et d’éducation électrotechnique se trouvait à l’est, pas loin d’un plan d’eau, au bord duquel c’était garé son père. Elle marcha droit vers un grand bâtiment composé de nombreuses vitres, et de verres. La plupart des étudiants étaient allongés dans l’herbe au bord de l’eau, en train de fumer ou de rigoler avec des amis. Il faisait chaud en ce six septembre, et personne n’avait envie de reprendre les cours.

Elle se dirigea vers la porte, pour rentrer dans un grand hall emplit de panneaux et autres affiches sur lesquels étaient indiqués les promotions et les classes de chacun. Le hall était en tout cas superbe, très haut, avec une passerelle qui le traversait de part en part, en hauteur. Le brouaha des élèves qui se bousculent devant les panneaux mêlé aux conversations de ceux qui attendaient commençaient déjà à la gonfler sérieusement. De plus, la conversation avec son père la hantait. Loin de l’avoir révulsée, elle ne voulait savoir qu’une chose, qu’était cette Section J ? J comme quoi ? Tandis qu’elle réfléchie, adossé au mur d’entrée, la masse grouillante d’élève commença à se dissiper et elle se résigna à allez voir ou elle allait perdre une année de plus.

Alors qu’elle cherche son nom sur les listes, un homme, assez grand, et large d’épaule, brun, les cheveux coupés court, le nez légèrement de travers, l’aborde. Il fait certainement du football américain, et est particulièrement musclé. Son air sérieux ne lui va pas, et elle remarque de suite que c’est une pseudo-racaille qui se fait respecter en martyrisant les plus petits...

-Et bien, ma jolie, on est nouvelle, on a perdu son chemin ?

-Pas besoin d’aide... murmura-t-elle en repérant son nom sur la liste des spécialités Électro-informatique. Couloir B, classe 13.

-C’est grand ici, tu auras certainement besoin d’aide pour te repérer, dit-il en la saisissant par le bras.

Grave erreur, elle ne supporte pas le contact, encore moins ce style de contact. Avant qu’il n’ai le temps de réagir, elle lui saisit le poignet et le tord, avant de le coincé sous son genoux, menaçant de lui déboiter l’épaule. Lui surpris, ne peut réagir. Elle tire un grand coup, et, emporté par son poids, il bascule en avant et se retrouve à terre. Elle s’assoit sur lui et s’approche de son visage.

-La prochaine fois que tu me touche, je te tue.

Humilié, il ne peut que serrer les dents, incapable de bouger. Les personnes présentes, et les anciens, ravis de voir cette grosse brute se faire calmer par une fille, se regroupe autour d’eux, certains prennent des photos avec leurs portables. Mylaisine relâche sa prise et lui décoche un coup de pied dans le ventre, avant de se détourner et de chercher ce couloir B. Elle sent une main sur son épaule, d’un coup du tranchant de la paume, elle se dégage et frappe le ventre de son adversaire.

Elle remarque que c’est un garçon à lunette, les cheveux blonds et un peu long, un regard bleu, qu’elle vient de frapper. Celui-ci se tord en deux et gémis.

-Je suis désolé, j’ai crue que c’était l’autre gros qui venait me chercher des noises.

-Vache, t’y va pas de main morte, répondit l’autre en se massant le ventre. Il se redresse difficilement. Je me présente, John, John Smith, dit-il en tendant la main, expert en échec et informatique, j’ai vu que tu pointais la même liste que moi, et que tu n’étais pas sur les listes l’année dernière.

-Les listes ? Tu as accès aux listes d’élèves ?

-Bien sur que non, mais j’ai piraté le système informatique, j’ai accès à toute les donnés, dit-il en rigolant, et en lui tapant sur l’épaule.

Elle a du mal avec ce genre de personne, toujours à chercher le contact physique. Elle hésite à lui décocher un coup de poing, pur reflexe de défense, mais se ravise.

-Alors, tu es classe 13 alors. J’ai déjà nos emplois du temps, et je les ai modifiés, on a des horaires supers. On est la deuxième promotion. Le couloir est la.

Pendant qu’il parle, Mylaisine l’écoute, sans rien dire. Il lui tape un peu sur les nerfs, mais il n’est pas méchant. Il s’engage dans un couloir et s’arrêtent devant une porte marqué, en haut à gauche, d’un petit 13. Ils rentrent, et Mylaisine tombe nez à nez avec le gros dur qu’elle a corrigé, et tout son équipe de footballeur. John rigole :

-Je sens qu’on va se marrer cette année.

Le gros dur se tape le poing droit dans la main gauche en la fusillant d’un regard noir, tandis que les autres rigolent.



***



Il s’assoit à une table, sur le coté, en retrait, tandis que les autres élèves se tapent dans le dos, se serrent la main, les filles s’étreignent en larme, heureuses de se revoir après ces deux mois de vacances...

-Yo, comment ça va Axel ?

-Mais merde, ce type à un radar !

-Alors ces vacances, bien passée ? demande Jeremy en s’asseyant à coté de lui, posant bruyamment son sac sur la table.

-Ouais, tranquille, au calme, reposante, loin du monde, toutes ces choses... répond-il en regardant par la fenêtre, les arbres poussés par un petit vent de liberté perdue...

- Pourquoi tu n’es pas venu ce week-end, à la soirée organisé par Eric ?

-Je t’explique, j’aime être en paix, et être avec d’autres personnes n’apporte pas la paix... dit Axel en poussant les affaire de Jeremy, qui commence à s’installer.

-J’ai déjà entendue cette phrase quelque part...

Le professeur, un homme grand avec peu de cheveux entre dans la salle, et écris son nom au tableau :

-Bonjour à tous, et bonne rentré, je m’appel Mr Verzio et je serais votre prof de math pour l’année. On va commencer par l’appel pour voir si tout le monde est la. Groupe 1. Camille Abor... Axel Boni...

-Ici... dit-il en levant la main négligemment...

-Jérémy Cadilo

-Ouais, je suis dans le même groupe que toi !

-Youpi, dit Axel en faisant un V avec la main droite, la tête dans sa main gauche, le coude sur la table, en soupirant.

Au bout d’une heure, la sonnerie retentie...

-Vas-y vise un peu les emplois du temps pourris ! Lundi 17h30, mardi aussi, et vendredi. Merde, je vais devoir arrêter le karaté.

-Huum...

-Tes chiant, tu pourrais bouger un peu plus, dumou !

- Ecoute, je n’ai vraiment pas envie de passer une année de plus enfermé dans un lycée, dans une classe de demeuré qui ne m’inspire qu’antipathie, sans parler de toi qui saute partout tout le temps.

-Quelle belle année pleine d’énergie !

-Heureusement qu’on finit à midi...



Après une heure de route il arrive devant sa maison. Un quartier sympa, loin de tout, pas un bruit, il n’y a que le vent dans les arbres en ce magnifique vendredi. Il regarde sa montre. Treize heures. Son ventre proteste ouvertement contre ce retard intempestif.

Il ouvre sa grille qui grince horriblement, et qu’il referme du pied, avant de marcher dans les graviers jusqu’à la porte, ses pas crissant un à un. Il n’est pas fâché de trouvé la fraicheur de la maison. Il fait chaud pour un début de septembre... Il retire ses chaussures dans les couloirs et prend l’escalier gauche pour descendre dans sa chambre. Une chambre assez vaste avec une salle de bain. Il jette son cartable contre son bureau et s’explose dans son fauteuil, avant de tourner face à son ordinateur. Quelle vie passionnante... Il sort l’emploi du temps de son sac et l’accroche au mur face à lui. C’est cool, la rentrée le vendredi. Maintenant c’est week-end. Pas trop tôt. Un demi-jour c’est déjà trop.

Il regarde autour de lui. Il y a le bureau, sous une petite fenêtre, sur lequel trônent un ordinateur, des livres de cours et un petit coffret de bois. Derrière lui, un grand lit deux places, héritage de son grand père. Sur sa gauche trois étagères, une remplie de livre, une qui contient un bordel monstre de ses années passées, pleine de poussière.

Quand il entend le bruit d’une vitre qui se brisent, à l’étage... Un son unique. Un son qui résonne lourdement dans toute la maison normalement vide, le verre vient heurter le sol dans un bruit cristallin. Et un son de bruits de pas. Il ne respire plus, fixe l’écran noir de son ordi, sans faire un bruit. Des voleurs ? Doucement il se lève de son fauteuil et marche vers le haut de son armoire où est posée une dague de décoration, mais qui coupe assez bien. Il ne sait pas ce qu’il va faire. A vrai dire, il tremble de peur et a la bouche sèche. Il marche vers les escaliers, d’où il guette le moindre bruit, et entend une conversation :

-Tiens, embarque la télé aussi, moi je vais dans la salle de bain pour les bijoux.

-Dépêche-toi, on a du faire du bruit, je ne voudrais pas alerter les voisins. Après, on fait le bas.

Il risque un coup d’œil en haut de l’escalier et voit un type habillé de noir, pantalon et pull à col roulé, avec une cagoule, passer devant. Il sursaute et recule, la dague lui glissant des mains, mais il la rattrape in-extremis du bout des doigts. Il sent l’inquiétude lui ronger les entrailles tandis qu’il déglutit difficilement et qu’une goutte de sueur glacée lui coule dans le dos. Il y avait deux cambrioleurs dans sa maison, et ils remarqueront bien vite sa présence.

Il décide de monter doucement les escaliers un pas après l’autre, celui-ci étant fait en carrelage, il n’émet donc aucuns bruits. Arrivé en haut, il se colle à un mur et jette un œil dans la pièce. Un homme lui tourne le dos, occupé à débrancher la télé. Il est habillé comme son comparse, pantalon et pull. Il entend l’autre ouvrir un placard dans la salle de bain.

Qu’est ce qu’il fait ? Comment doit-il faire ? Il sort des escaliers et avance derrière le cambrioleur.

Il met un pas devant l’autre pour s’approcher de lui, il avance doucement en retenant sa respiration au maximum. Il ne veut pas faire de bruit. Il lève sa dague, sent toute la puissance qu’il a dans le bras, toute les possibilités, les différents coups possibles, et frappe de toute ses force du pommeau pour tenter de l’assommé. Il baisse son bras, et sent le coup violent du pommeau sur le crane. Le choc retentit dans ses doigts et le secoue jusque dans l’épaule.

-Ah merde ! crie l’homme en tombant à genou et en se tenant le crane d’une main, et le mur de l’autre.

-Qu’est ce qui se passe ? demande l’autre en sortant de la salle de bain.

Il voit Axel, la dague à la main, qui le regarde et son coéquipier, par terre, se tenant le crane. Ses yeux s’agrandissent de peur.

-Espèce de petite ordure ! crie-t-il en levant le pistolet qu’il tient dans sa main droite. Il presse deux fois la détente.

Axel voit. Il voit le doigt bouger et presser la détente. Il voit le canon de l’arme trembloter légèrement, tandis que deux balles en jaillissent dans une explosion de lumière. Il voit les balles fuser vers lui à toute vitesse. Mais ce n’est pas normale, quelque chose cloche. Tout semble se dérouler au ralenti, il a l’impression que le temps est déréglé. Il a le temps de se décaler légèrement et regarde les balles siffler prêt de lui et toucher deux fois, une fois dans la tête et une fois dans le cœur, du coéquipier assommé. Il voit le sang jaillir au ralenti, horrifié de ne pouvoir agir, les gouttelettes rouges jaillissent dans toutes les directions, lentement, comme un suspend dans l’air ambiant, elles se déplacent au ralenti. Il a l’impression d’assister à la scène comme personnage extérieur. Il ne contrôle rien, ne pense même pas à agir, tous se déroule sans qu’il en puisse rien faire. Mais, dans un dernier sursaut, l’homme se relève pour saisir Axel, qui brandit sa dague, le traversant de part en part.

Puis le temps semble revenir à la normal, le cadavre du braqueur tombe à terre, celui qui tient le pistolet le fixe, avant de sauter par la fenêtre à sa gauche. Et Axel reste la, à contempler le corps. Il ne peut rien faire, il ne peut pas bouger. Il tremble de tous ses membres, son visage se déforme, sa bouche se tord en un horrible sourire mélange de panique et de folie. Il n’arrive pas à croire ce qui vient de se passer. Cet homme vient de se prendre deux balles. Le sang à éclabousser les murs et le sol, jusqu’au plafond, Axel en a sur lui. Il lâche une larme qui vient s’écraser sur le carrelage salit, il ne peut pas bouger, toutes ses pensées se bousculent dans sa tête, il revoit le moment ou cet homme est mort, la lueur au fond de ses yeux s’éteignant d’un coup, comme une lampe dont ont arrache le fil et ces yeux le hanteront le restant de ses jours. Il regarde ses mains, cette dague rougis de sang. Non, ce n’est pas lui qui l’a tué. Il avait déjà prit deux balles. Ce n’est pas lui, pas lui, pas lui...

Au loin des sirènes hurle, déchirant le silence de ce vendredi après-midi, quelqu’un a du entendre les coups de feu et appeler la police. Peu de temps après, on donne de violent coups à la porte. Axel ne bouge toujours pas, quand un pied vient, d’un coup violent, sortir la porte de ses gonds. Apparait une policière qui pointe son revolver sur lui :

-Ok, pose ce couteau doucement, mon garçon, à coté de toi.

-Pas moi, pas moi, pas moi... dit-il en jetant le poignard par terre, les yeux vides.

Une personne qui c’était faufilé derrière lui le saisit à deux mains dans le cou et lui plaqua la tête avec violence sur le meuble où était posé la télé, qui git par terre, détruite, à coté du cadavre du cambrioleur. A moitié assommé par le coup, tout devint flou autour de lui, il n’entendait plus rien, si ce n’était la sensation qu’on lui serre trop fort les poignets avec une paire de menotte froide.

Mais il repensait par-dessus tout à ce moment, ou le temps lui avait glissé entre les doigts pour le protéger, il le savait, il en aurait mis sa main à couper.

[Univers Ankama] (reprise de Madness) Aube d'une ère nouvelle...

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