AccueilPortailFAQMembresS'enregistrerConnexion

[BG] La naissance d'une "erreur"

avatar

Ora-Nukete
Chasseur de Wapin
Chasseur de Wapin


Jeu 14 Mai 2015 - 13:39
[ Bien l'bonsoir ! Je vous met ici le BG de Ora qui est à la base sur le forum du jeu.
Bonne lecture ! ]



PARTIE 1



I- Vision. 


Dans ce monde existe deux types de personnes. Ceux qui essayent de nager et ceux qui abandonnent. Mais, au final tous se noient.


Ora etait un enfant comme les autres, enfin presque. La jeune femme, éniripsa, ayant accouché d'elle, suite à un coïte avec un inconnu, eu une belle surprise quand son enfant naquit: elle découvrit que celui-ci, en échange de grandes améliorations sur son pouvoir de guérison, paraissait mort. Le paraissait uniquement car, en vérité, même si son cœur ne battait pas et que sa respiration n'était pas enclenchée, son cerveau, lui, était en plein état de marche. Dans le tube dans lequel elle fut placé, par les médecins après avoir annoncé la mort à la mère, dans l'espoir qu'il s'éveille un jour, Ora observait le monde sans relâche d'ici. Pour un enfant comme elle, la puissance du sérum qui lui était injecté chaque jour par les médecins était trop importante, bien que ce dernier lui permettait de voir ce qu'elle voulait voir. Aussi, elle créa une réplique de elle-même qui déchargerait ce trop-plein de pouvoir sur les autres. C'est ainsi que Nhayala est né, à la fois fidèle à sa tâche et pleine de rancœur à l'idée de ne servir que d'objet, pourtant, elle tien plus que tout à sa créatrice... 

C'est ainsi 7 ans après que ce récit commence. 


Quand elle dort mère pleure. Personne ne la voit sauf moi. Ma mère aux yeux si humides est si belle quand elle pleure. 


(**) Mère, toi que j'observe depuis tant de temps. Mes journées... Je les passes à te voir. Alors pourquoi ? Pourquoi ta si belle robe blanche, que tu mets tout les dimanches pour aller au marché ? Pourquoi, lentement, elle se teins de rouge ? Et pourquoi ? Pourquoi dans tes sanglots étranglés par des cris de douleur alors que ton corps, ton si beau corps, tombe au sol, tu appelles mon nom ? "Demi"... Celui... Que tu voulais me donner... Et celui, que j'ai adopté ? Ne m'appelle pas Mère ! Je suis là ! Je te vois ! Alors, pourquoi ne me vois-tu pas ? Relève la tête ! Tu ne bouge plus ! Tu ne m'appelle plus ! Laisse moi encore t'observer ! écouter tes doux sanglots quand tu es seule la nuit... 

(**) Voilà, deux jours se sont écoulés. Personne, il n'y avait personne à ton enterrement à part moi mère... C'est vrais, ils te détestaient... Toi qui a accordé ta confiance à un voyageur aux pouvoirs étranges. Toi qui a donné vie à un enfant "mort". Peut être qu'il y aurait eu plus de gens à ton enterrement sans tout ça. Mais maintenant... Je suis seule, plongée dans ce liquide, bloquée par les parois invisible de ce tube, perdue dans l'obscurité. Vais-je sortir un jour ? 

(**) Plusieurs années sont passées mère. J'ai eu le temps d'observer le monde, et c'est fou, chaque personne à laquelle je m'attachait finissait par mourir. Suis-je une malédiction ? J'ai mémoriser chaque visage, chaque histoire du monde. Je connais chaque recoins... J'aurais voulu les visiter avec toi... C'était hier, le jour où ces médecins que je haïs pour m'avoir arraché de toi, ont vidé mon tube et m'ont emmenée. J'ai peur... La lumière au plafond m'éblouie. Ils sont là. Ils sont juste là. Tout autour de moi. 3... 4 ... Peut être 5... Je ne vois plus le monde. Je ne voix qu'eux, murmurant. Que vont ils me faire mère ? Mes yeux fuient les leurs, mes yeux préfèrent se river sur cette lumière éblouissante. As-tu vu cette lumière ? J'ai peur... Mère. 


Un objet c'est à ça. que je devais servir. Et tu oses m'appeler Sœur ?!




II- Accusation.


Qui peut répondre à ma question ? Pourquoi le vent souffle ? Pourquoi le ciel est au-dessus de moi ? Pourquoi les fleurs se fanent ? Pourquoi je vis ? Pourquoi le monde ? Pourquoi tout ça ? Qui peut bien connaître ce genre de réponses… ?C’est simple. Il suffit de lire le mode d’emploi. La vie est un jeu comme il en existe d’autres. Il suffit de savoir être intelligent, tordu, fou peut-être. Mais qui peut bien tracer la limite entre folie et génie ? La vie n’est qu’un jeu. Lis le mode d’emploi et tu seras immortel. C’est aussi simple que cela. Toutefois, prenez garde. Pour jouer, il faut également sacrifier. On ne peut pas savoir ce que cache un lancer de dés… Tout pour le tout. Rien contre rien. Mise donc. Parie donc. Tu gagneras ou mourra. C’est aussi simple que cela. Et si le jeu de l’oie tourne, que le vent souffle à l’envers… Sors tes dernières cartes, joue le grand jeu, proclame l’ouverture du dernier spectacle. 

La vie n’est qu’un jeu. 

Et si la partie ne se finissait pas ? Ne soyez pas bête, voyons ! Il n’y a pas de mort, seulement une entracte avant le show final…Et si nous jouions ? Juste pour jouer ? Pour gagner ou tout perdre ? 
Et si nous jouions ? Par désespoir, par dépit ? Ou par espoir, par envie ? 
Et si nous jouions ? Jouer à s’aimer, à se chercher, à ne jamais se trouver qu’au moment de la grande scène ? Quand tous les acteurs maquillés, les larmes prêtes à être versés, les costumes repassés… 
Si la vie est un jeu, le monde est un théâtre. Choisis le bon rôle et tu seras gagnant !Si la vie est un jeu, on peut toujours tricher. Contourner. Ré-inventer règles et procédés. Si la vie est un jeu, ainsi soit-il, la victoire acquise, il ne nous restera que la corde… 
Les branches du cerisier mort abritant la tombe frémissent doucement dans le vent tiède de l'après-midi. Tout semble flotter dans ce morceau de temps suspendu... Comme si le monde lui-même s'était arrêté d'avancer. Les oreilles ne sont plus sûres de ce qu'elles entendent. Les yeux ne sont plus sûrs de ce qu'ils voient. Car Est-ce bien une silhouette que l'on peut distinguer au milieu du vent ? Elle a la forme d'une femme. Mais Est-ce bien le cas ? Vous croyez voir, vous ne voyez pas. Tout n’existe pas. Elle n'existe plus. 

Cette jeune fille allongée au corps encore trempé de liquide, fragile comme une feuille morte… Et deux yeux qui brillent, deux yeux rosés qui observe. Lequel est le pion ? Lequel est le joueur ? Peu importe, puisque Je gagnerais… 


Votre tête est comme un verre. On à beau la remplir, elle fini toujours par se vider.


(**) [...] J'ai peur mère... 
Ils faisaient des aller-retour. Dehors. Dedans. Je les sentais passer leurs mains froides à travers leurs gants sur mon corps. Chaque parcelle était visitée, eux, connaissaient mieux mon corps que je ne le connaissait. Puis cette belle lumière, cette douce lumière, doucement, je l'ai vue s'éteindre, et, quelques secondes après, de l'obscurité qui s'était installée s'allumèrent plusieurs petites lumières ternes. Je les haïssait ces lumières. Mais pourtant, à cet instant là, je ne pouvais que les aimer, car elle me montrait une salle vide. Dans un long craquement, je tournait ma tête à gauche, puis à droite. Une pièce carrée, vide. J'étais au milieu, sur ce lit duquel je ne trouvait pas la force de bouger, recouverte par un morceau de tissu salit. Je voyais, je voyais pour de vrais. Pouvais-je parler ? Non, j'ouvrais la bouche mais rien ne sortait. Pourquoi ? Quelle est cette marque que j'aperçoit à peine sur ma bouche ? 

- Tu ne parlera pas avant d'avoir reçu les règles. 

Les règles ? Oui... Je ne connaissait pas les règles de ce jeu dans lequel je fu placée. Qui était-ce ? Cet homme debout, dans l'encadrement de la petite porte en bois claire ? C'était lui ? Celui qui l'avait mise dans ce tube ? L'homme venait vers moi, je n'arrivait pas à voir son visage. Je voulais lui parler, je voulais qu'il m'explique. 

- Sais tu ce qu'est une "Erreur" ? 

Une Erreur ? J'avais entendue ce mot, quand je pouvais encore voir le monde de mon tube, pourtant, son sens m'était inconnu. Est-es-ce mal ? Je secouait lentement la tête, en signe de négation. 

- C'est toi. 

Moi ? Je suis une Erreur ? Alors, une erreur est un mot pour désigner ceux comme moi ? Je voulais en savoir plus, et mon regard à cet instant le lui avait fait comprendre. 

- C'est... Disons... Une faute. Quelque chose, qui ne devrait pas exister. Et de ce fait, tu es accusée. 

(**) Une faute. Je ne devrais pas exister ? Moi ? Est-ce Vrai ? Mère ? Si je n'était pas là, si je n'avais jamais existé, serais tu encore vivante ? J'ai besoin de réponses. De quoi suis-je accusée ? Et pourquoi ne me tue t-ils pas ? 

- Tu vivra, sous terre, avec d'autres comme toi. Et tu suivra nos règles. La première, dit, que tu ne devra jamais sortir des tunnels creusés dans la roche. La deuxième dit, que tu suivra les ordres de ceux qui te sont supérieur. La troisième te dit que tu suivra la vie que nous t'avons dessiné. La dernière, elle t’interdis d’utiliser et de donner ton véritable prénom. Ainsi à partir d'aujourd'hui, tu seras Ora-Nukete, la sixième. 

Et c'est ainsi. Mon nouveau nom est Ora-Nukete, et je suis accusée d'exister. 



III- Le jeu de l'oie.


L’Aube est passée. Le Crépuscule tombé. La Nuit arrive. La Nuit et ses nuages épais ou ses grands ciels dégagés. La Nuit et ses murmures, ses chuchotements, ses bruissements de tout côté. La Nuit et ses grands habits bleu sombre, dont les pans de la cape balaient le sol doucement. Certains trouvent la Nuit inquiétante. Certains la trouvent menaçante.Ce sont bien des idiots. La Nuit est douce, câline, maternelle. Ses bras ne se referment pas pour étouffer mais pour réconforter, d’une étreinte chaude et profonde. La Nuit est discrète, la Nuit se fait toute petite dans son immensité, constellée de ses petites étoiles auxquelles elle n’a pas pu refuser l’entrée.Et dans la grande forteresse Nocturne, aux pointes acérées, aux tours ouvragées, aux murs assombris, tout est discret, effacé, tout doux et menu. L’armée de la Nuit semble être une armée de souris. Mais prenez toutefois garde… Car c'est dans le cœur des souris que rugissent les plus féroces des tigres.Ces tigres-là qui surveillent sous couvert, qui contrôle sans en avoir l'air. La Nuit vous observe sans cesse, sait tout et rien de vous. La moindre faute ne saurait être pardonnée. Les Règles doivent être respectées, quitte à blesser, quitte à tuer. Les "rats de bibliothèque" ont des crocs acérés qui déchirent et lacèrent. Prenez garde... Les impitoyables n'acceptent aucun impair. 


Nous n'avons rien. Ni esprit. Ni corps. Ni foyer. Même si on me traite de monstre ne me crains pas. S'il te plait !


7 Années de plus étaient passées, la routine était installée. 
Je me réveillais à 6h, tout les jours, c'était l'heure du déjeuner. Contrairement à mes attentes, si nous respections les règles, ils s'occupaient bien de nous. Nous étions 8 à cet instant. En tout... Certains étaient bloqués dans leurs cellules, car ils trahissaient nos dirigeants, ou n'étaient pas aptes à en sortir. Ici, nous n'utilisions pas nos nom d’emprunt, mais les chiffres tatoués sous nos yeux. Celui que l'on m'avait donné c'était "6". Aussi, je m'assis à une de ces petites tables de bois dans la salle à manger, observant les gardes postés ci et là. Jamais ne nous laisserons t-ils seuls ? Les autres "chiffres" arrivaient un à un, pour se mettre à leur place, toujours la même. 

Routine. 

Personne ne parlait, tout le monde mangeait ce qu'ils nous avaient servit. Il fallait prendre des forces, oui, il en fallait. Pourquoi me diriez vous ? Pour survivre, tout simplement. Parce que ici, rien n'est comme dans le beau monde que j'ai longuement observé. 

- Le repas est fini ! Que chaqu'un retourne dans sa cellule et attende jusqu’à 13h20. à 13h21 Le jeu commencera, comme chaque mois. Faites de votre mieux. 

Faites de votre mieux... Quelle bonne blague. Je me levais pour retourner dans ma petite prison en traînant des pieds, le raclement des chaines attachés à mes pieds me rappelant que le liberté n'était pas ici. Ailleurs ! Oui ! Un jours, je partirais ailleurs! Et je visiterais ce monde, de mes propre yeux, avec toi ! Juste nous deux ! Ne le veux tu pas ? "Seven" ? Assise sur mon matelas, durci par l'âge, je regardais le mur, où était projeté l'heure. Je ne pouvais pas dormir, où mon corps serait engourdit pour jouer. Ainsi, je regardait défiler les secondes. Lentement, l'heure arriva. à 13h20 pile, elle accourra devant la porte. Le "clic" Retenti à 13h21 pile. Fuir ! Il était temps de fuir. Courir, je devais juste courir. Me cacher, je devais juste... Me cacher. Puis attendre... Sans bruit... Je n'avais plus qu'à attendre sans bruit. 

"Lequel est le pion ? Lequel est le joueur ? Peu importe, puisque JE gagnerais…" 

Ses pensées résonnaient dans ma tête. Ce jeu... Non, le but n'était pas de se cacher, se cacher des "rats". Le joueur doit manger le pion. Il doit gagner. Elle repensait à cet homme, celui qui dirige tout, celui qui lui avait tout dit. 

"Si ce monde est un jeu de l'oie, alors c'est seulement en gagnant ce jeu, que tu pourra retrouver celle que tu nommes sœur." 

Le jeu de l'oie, un jeu que j'ai étudié. 

"Qui tombe au 6, où il y a un pont, ira au 12." 

Ce jeu n'est qu'un pont pour avancer sur le plateau. Je me levais. Se devais essayer, pour elle, je devais gagner ce jeu. je tremblais, oui... J'avais peur... Peur de quoi ? Je ne sais plus... Les couloirs étaient vides, seul le bruit du fer de leurs armures résonnaient de toutes part. Il approchait. Celui qui allait faire pont. Il approchait. Celui qui m'offrirait la liberté. Ou peut être pas ? Peut être que je me trompe ? Je ne suis rien en ce monde, est-ce que le rien peut gagner ? Est-ce-que le faux peut devenir vrais ? 
Il était devant moi, il courrait sur moi, il sautait sur moi. 
Le bruit du fer s'était éteint, le bruit, désagréable. Le sang avait coulé, les larmes aussi, l’incompréhension était passée, et le pont traversé. Le long des couloirs, on pouvait seulement entendre ma respiration haletante, et ces chaines qui crissaient au sol au fur et à mesure que je courrais vers la sortie. Le véritable jeu commence ici.Le ciel était couvert, cette nuit. Ce beau ciel dont j'avait longuement rêvé, emplis d'étoile se fermait à moi. J'étais seule. Encore hier, je prenais le déjeuner avec les autres. Maintenant, j'ai réussi à prendre ce pont qui m'avait été offert, et, j'avance, seule, vers le 63. 
Attends moi, Seven, je reviendrais te chercher. Attends moi, je deviendrais forte. Attends moi, et nous pourrons visiter le monde ensemble. 


IV- Retour.


Murmures. Bruissements. Tout tremble. Tout frissonne. L'ombre de la lune se trouble. Qui a pleuré dans l'onde du ciel ? Le vent soupire. Le temps s'étire. La brume a envahi les cieux et le monde est flou. Tout est flou. Rien ne se distingue complètement à travers le manteau du brouillard. C'est lent. Un nuage passe devant l'astre nocturne. Un instant, l'obscurité règne. Mais soudain, un timide rayon perce les nuées. Et tout retourne à son immobilité première. Qui gémit à la place des feuilles ? Qui se tait à la place des étoiles ? Personne. Ou tout le monde. Elle a l'impression que la lune pleure, cette nuit. Mais ce n'est peut-être pas qu'une impression... 
Rappelez-vous. Faites un effort pour fermez vos yeux. Est-ce que vous nous voyez ? Est-ce que vous vous souvenez ? Ils criaient. Oh oui, ils criaient ! Et que c'était beau ! Quand ils s'hurlaient les uns les autres de faire attention, quand ils craignaient déjà nos coups et nos entourloupes. 
Vous souvenez-vous ? De l'éclat qui nous accompagnait. En première ligne, le feu frappait la terre dans d'immenses gerbes d'étincelles. Le cri de guerre était lancé, une sorte d'onomatopée dans une étrange langue nordique, un son incroyable appuyé par le roulement du tonnerre.Les Walkyries de métal, fières et flamboyantes, avec leurs armures cuivrées et leurs ailes stylisées, véritables chefs d'œuvre meurtriers envahissaient le ciel, remplaçant le soleil par le rayonnement de leur fabrique.Dans vos rangs, déjà, la panique. Ah, quelqu'un est passé par ici. Ah non, il est par là. Le renard aux yeux brillants vous faisait perdre la tête, vous faisant croire à des choses qui existaient mais qui ne sont déjà plus de votre monde. Il riait parfois. Il riait souvent. Se moquant de votre bêtise.Non loin de lui, un fer rapide et narquois tranchait vos membres. Deux épées guidées par une tornade blonde qui éblouissait vos yeux par la brillance de son rire et la vitesse des étranges apparitions sorties d'un jeu de cartes. 

Clang-clang. Drôle de bruit, n'est-ce pas ? Ca cogne, ça résonne ! Du métal, vous pensez ? Ou du bois creux ? Quoi d'autre, vraiment ? Vous ne devinez toujours pas... ? 

Clang-clang ! Les crânes rentrent en collision ! Encore Dans les premiers rayons dorés... Du soleil, des rires et du sang. C'est tout ce dont nous avons besoin Rire sous le soleil en fauchant les cous... Pourquoi pas ! 

Awh Ce jeu qui n'en finira pas... Ne le trouvez-vous pas excitant ? Vous avez intérêt, pourtant ! Parce que dans ce monde vide et dénué d'intérêt, nous sommes là pour apporter ce petit grain pétillant de folie qui manquait à cet océan de souffrance. 
Jamais avoir mal ne vous fera autant rire... Dans nos bras, sous nos ongles, perdus dans nos yeux 
Dans nos yeux qui ne vous lâcheront jamais. Perçants, brillants, vivants, plus vivants que la vie elle-même. Nous ne nous contenons jamais. 
La retenue nous est un mot des plus inconnus. Ce serai si ennuyant d’être coincé entre les deux… 
Voilà pourquoi on nous aime plus que tout ou on nous déteste profondément. Soit l’un, soit l’autre. Il n’existe aucune autre option. La foudre éclate dans le ciel. Sur les branches du cerisier, deux bourgeons écarlates éclosent. 
La rage du Soleil Levant est comme la tempête... Elle détruit tout sur son passage et ne laisse que folie, débris et cadavres. 


Où est-il, ce monde que je voulais voir ? Est-ce le même ? Non ! NON ! Ce n'était pas celui ci ! Non ! Ce n'était pas le même ! Non ! Où sont les sourires des jeunes filles ? Où sont les odeurs délicieuses dont parlaient les poètes ? Où est ce soleil qui éclairait les visages joyeux de ces deux amoureux qui marchait au travers des terres, racontant des histoires fantastiques ? Je ne voyais rien de ça. Ce que j'avais devant les yeux, ce n'était pas ce monde. Pourquoi tout brûle ? Pourquoi tout le monde crie ? Et ceux qui ont pourtant le droit de vivre, pourquoi semblent t-ils moins vivant que ceux qui n'y ont pas le droit ? J'avançais, mes pieds nu trempaient dans ce mélange de boue et de sang. Ce n'était pas désagréable, c'était chaud, contrairement aux couloirs froids taillés dans la roche. J'avançait dans cette puanteur. C'était agréable, de sentir autre chose que l'odeur de la poussière. J'avançais, vers cette petite colline que j'avait vu verte autrefois, mais qui n'était maintenant qu'un tas de cadavre et de boue. Gâchis. Ce beau monde qui leurs avaient été offert, pourquoi le détruisaient ils ? Ce beau monde qui les acceptaient. Eux. Je... Les déteste. Pourquoi ? Pourquoi je ressens ça mère ? M'ont-ils fait quelque chose de mal ? Je ne le crois... Pourtant... Si. Je leurs en veut. Pourquoi eux peuvent t-ils vivre. Pourquoi gâchent ils ce monde, alors que je ne l'aurais pas gâché s'il m'avait accepté. Ont ils le droit ? Je ramassait des habits sur un de ces cadavres, comme ça, ils ressemblent bien plus à des monstres que nous. 
J'avais marché, longtemps, des heures durant, des jours durant, des mois durant, peut être des années. J'avais vu ce qu'était devenu le monde. J'avais vu la guerre. J'avais vu la famine. Mais j'avais aussi vu la joie. J'avais vu l'amour. J'avais vu le monde. Mais maintenant, j'étais là où je le voulais. Tous les passants me regardaient étrangement quand que leurs donnaient ton nom, mère. Pourtant, tous m'ont guidée à ta tombe. Qu'elle est misérable. Faite de bois, rongée par le temps et les insectes. Quand je reviendrais avec Seven, je t'en ferais une nouvelle, je la taillerais moi même dans la pierre. Mais maintenant, Elle m'attend à la case 52. 
J'y suis. De nouveau. Devant cette forteresse. J'y suis, et pourtant, je n'arrive pas à y entrer. La porte est ouverte, mais mon corps ne réagit pas. Je n'ai pas peur, pas peur d'eux... Non... J'ai peur... De découvrir ce qu'ils sont devenu, les autres chiffres. Ne me le suis-je jamais demandé ? Après ma fuite, que sont ils devenu ? Les ont-ils frappés ? Peut être pire ? Et si ils me détestaient ? Et si "elle" Me détestait ?J'étais entrée comme j'en était sortie, en courant à en tomber, à m'étouffer. Il savait que j'était là. Il me voyais. Il voyait tout ici. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7! Ma main sur cette poignée. Pourquoi je tremble encore ? C'est ridicule. Sera tu là ? J'appuyais doucement sur cette poignée, poussant la porte, comme de peur de déranger. Et ton souffle... J'entends son souffle. J'entends ta voix. Ta douce voix... 
- Qui... Es tu ?... Tu n'es... Pas d'ici... ? 
Tu ne m'as pas reconnue ? Tu reconnaissait toujours mon odeur avant, sans que je n'ai besoin d'allumer une chandelle. T'on t-il fait oublier ? Je m'avançais vers toi, prudente. Tu avait grandis toi aussi... Pas autant que moi, tu ne mangeais toujours pas, tu était maigre sous ce large t-shirt qu'ils t'avait "gentiment" offert. Ma main se glissa sur ta joue. Tu me regardais, dans les yeux, je le savais à ton regard, tu ne m'avais pas oubliée, tu ne m'avais pas haïs. Tes yeux, ils me suppliaient de te détacher. Mais je ne pouvais pas. 

Je devais d'abord gagner le "jeu".Je devais passer outre la mort.Je devais passer au delà de la case 58. 



Clic. Clic. Clic. Clic, clic, clic. Ses doigts bougent à toute vitesse. Clic. Clic. Clic. Ses neurones marchent à toute vitesse. Clic. Tout passe si vite. Clic. Clic. Clic. Clic. Clac. Tout passe trop vite. L'écran du "jeu" avance à toute vitesse. Les yeux normaux ont à peine le temps de saisir les décors que tout file déjà. Clic. Clic. Clic. Les vues changent rapidement.Ses yeux à lui, voient bien. Ses yeux à lui sont assez rapides. Il est trop rapide pour le monde entier. Il passe, on le voit à peine. Il parle, on l'entend à peine. Il existe, on s'en souvient à peine. C'est un éclair qui frappe et disparait. C'est un incendie trop vite éteint. Et sous les flammes rougeoyantes, seulement de la cendre...Clic. Clic. Il est seul. Encore. Toujours. Pourquoi autrement ? Il ne veut pas s’embarrasser d'un fardeau. Il ne veut pas avoir à espérer. Il est trop intelligent pour ça. Trop intelligent pour croire en l'espoir.A côté du jeune homme, une grande silhouette élancée qui le regarde étrangement. Presque avec pitié. La fière scientifique a rarement pitié des autres. Elle juge que c'est comme une honte. Mais comment ne pas avoir honte d'une perfection mentale tellement poussée à l'extrême qu'elle en est devenue ridicule... ?La blonde soupire. Elle n'ébouriffe pas les cheveux déjà en bataille de son cadet. Elle se contente d'écouter les " clic " 

Clic. "Tout est si beau." Clic. "Demain, vous aurez oublié." Clic. "Nous sommes des fleurs qui fanent trop vite." Clic. "Ce qui est beau ne dure jamais... " 



V- Cercle


On reste rarement à la vie par simple détachement. Ne rien avoir n'est guère un encouragement. Car il est difficile de ne rien avoir. Au moins autant qu'il est difficile de ne rien aimer, ne serait-ce que de ne rien apprécier. Même ceux dont le cœur est de fer savent profiter de la beauté d'un instant.Même ceux dont le cœur est de pierre savent chérir les choses précieuses. Ces choses qui servent d'attaches reliant nos chevilles à la terre, à l'amer et au sucré de la vie. Elles sont fragiles, éphémères, douces et presqu'invisibles. Elles peuvent tout être comme elles peuvent être n'importe quoi.Précieuse pour certains est la senteur des glaïeuls au petit matin. Précieuse pour certains est la douceur du poil d’un jeune daim. Précieux est le sourire d’un être aimé, précieux est le confort d’un doux foyer. La volonté de conserver une chose précieuse est la plus solide de tous. Qui ne s'est pas déjà battu pour la tranquillité de l'aurore, pour la moiteur d'un été ? Qui n'a pas déjà pleuré sur la disparition d'un silence trop longtemps regretté ? Précieuse est pour tous la vie. Par petits bouts, tout petits bouts, elle s'accroche à nous, nous charme, nous attire, refuse de nous laisser repartir. C'est amusant. Vraiment amusant. De constater tous ces liens de cuir qu'elle invente par la beauté du monde.Et si aujourd'hui je disais que nous allons jouer. Que nous allons jouer à détacher un de ses liens. A vous enlever une des choses les plus précieuse. Comment réagirez-vous ? A quel point votre volonté se montrera ? Jusqu'où serez-vous prêt à vous rendre... ? Je t'aime. Ça peut tenir à si peu de choses, si peu de mots... Je t'aime. Il n'y a pas plus fragile. Ou plus fort, peut-être. Bien placé. Bien dosé. Dire " je t'aime " semble être un art, une science presque. Une science que les plus expérimentés des génies ne maîtrisent pas toujours... 

Dire je t'aime, ce n'est pourtant pas bien dur. Pourquoi mes lèvres ne bougent-elles pas alors ? Mère. Les gens dehors se disent je t'aime. Mère. Les gens dehors s'embrassent. Mère. Les gens dehors se touchent. Mère. Pourquoi je ne peux dire " je t'aime " ? Toujours de persévérance. Toujours d'efforts. Jamais d'amour. Elle se demande pourquoi les gens dehors se disent je t'aime, pourquoi ces gens s'embrassent et se touchent. Elle rêve qu'un jour, ses lèvres mortes bougeront assez pour dire " Je t'aime". Même si un jour, quelqu'un lui a dit je t'aime, cela lui est sûrement passée en travers de l'esprit... 



- Tu as bien entendu, Six. Pour gagner, tu dois passer outre la case 58 

La case 58. La mort symbolique. Le recommencement de la vie. Mais à cet instant, je ne savais pas ce que voulait dire ce renouveaux, ni cette mort symbolique . Cet homme, assis sur son fauteuil de cuir, ces yeux rouges, sa peau blanche. Albinos. Je le connaissait. "One". Qu'étais tu devenu ? où était passé ton envie de te battre à nos cotés ? Tout cela était faux ? N'est-ce pas ? Et cette femme à tes côtés, elle portait aussi un numéro. "Zero", mais elle, ce n'était pas une erreur... Pourtant, ce numéro est celui qui irait le mieux pour l'un d'entre nous. Zero. Le rien. Je me souvenais d'elle, je me souvenais de son visage. C'était elle, non ? Celle qui chaque jour alors que j'étais enfermée venait m'injecter ce poison délicieux. Ah, je réfléchissais, mais pendant ce temps, je voyais vos sourires s'allonger. Vous aviez le même. Est-ce Possible ?Mais... Je sentais comme un vide à cet instant. Je sentais mon âme partir alors que tout devenait flou. Je m'élevais, je m'élevais, mais mon corps lui ne bougeait pas. Je m'élevais, et je le vit tomber lourdement au sol. Est-ce la fin ? Tout deviens sombre. Est-ce la fin ? Tout est noir. Est-ce la fin ? Je vois. 

Oui, je vois, de nouveau. Je sens mon corps, je sens ce cœur artificiel battre pour moi. Je sens ce liquide envelopper mon corps. Je vois de nouveau ce monde utopique qui m'avait été offert. 
Pourquoi ? Pourquoi je vois de nouveau mon corps tel qu'il était il y a 17 ans ? Pourquoi ? Pourquoi je te vois de nouveau mère ? Pourquoi ? Pourquoi prends tu ce couteau avec le sourire ? Pourquoi ? Pourquoi t'écroule tu de nouveau ? Pourquoi ? Pourquoi mes yeux reffusent de s'ouvrir quand je te redécouvre dans cette marre rouge ? 
Je sentais ces larmes couler le long de mes joues, écartant doucement ce liquide trop léger pour les retenir. Je ne veux plus voir. Je ne veux plus entendre. Et pourtant j'étais prise au piège. 
Tout recommençait. Indéfiniment. 

Naissance. 
Je ne veux plus recommencer 
Vision. 
Je ne veux plus voir 
Accusation. 
Je ne veux plus exister 
Routine. 
Je suis prise dans ce cercle 
Pont. 
Je sais tout ce qu'il va arriver 
Découverte. 
Sans que je ne puisse rien changer 
Retour. 
C'est ce que l'on nomme destin ? 
Mort. 
Je connais la solution. 

Le vide. L'oublie plutôt. Personne ne veux oublier. Personne ne veux être "vide". Personne. Pourtant, j'avais oublié, j'avais oublié ces derniers mots avant que mon corps tombe que tu as prononcé "One". 

"Si précieuse est la vie, et que quelque chose nous est précieux, alors peut on dire ce cette chose est notre vie ?" 

Je comprenais maintenant. La mort symbolique. Tout était clair. Est c'est dans ce 143ième essais, qu'armée d'un poignard à peine coupant taillé dans les ossements humain de mon repas de la veille, que j'avançais dans ta forteresse. J'avais marqué ce mur du long couloir d'un dernier cercle.Je te l'avais dit, non ? Que j'allais gagner. 
Je te l'avais dit, non ? Que je ferais tout pour nous sortir de là, Seven. 
Toujours fidèle à ton poste, dans ta chambre à peine éclairée. Je comprenais maintenant ce regard suppliant que tu m'adressait, ce regard qui m'implorait de réaliser ton rêve. "Libertée" C'est ça ? Alors... 
Pourquoi pleurais tu ? 
Pourquoi criais tu ? 
Pourquoi ?! 
Pourquoi alors que je venais de te l'offrir ? 
Et pourquoi pleurais-je alors que je venais de t'aider ? 
C'était seulement comme ça que tu pouvais l'avoir, cette libertée. C'est pourtant connu, la libertée viens avec la mort. Je souriais, mais j'avais mal, mes larmes le montraient. 
J'avais mal pour toi. 
J'avais mal, parce que je t'avais perdu en accomplissant ton rêve ? 
C'est pour toi que je souffrais ! Alors pourquoi ne me souriais-tu plus ? Mère souriait elle quand elle était morte ! Je voulais que tu réponde Seven ! Je le Voulais.Mais, je me haïssais à cet instant. Presque autant que ceux de dehors. 
Je me détestais. Pourquoi ? Parce que à cet instant, j'avais réalisé que je ne t'avais pas enfoncer sauvagement ce poignard dans le cœur pour ta libertée. Mais pour la mienne. 
Je me Haïssais.Cette fois c'était fini ? Je sentais de nouveau mon esprit s'élever. Est-ce la fin ? Je regardais mon corps s'écraser à côté du tiens alors que cette noirceur m'envahissait de nouveau. Il était de nouveau devant moi. Cet enfant qui n'aurait jamais du être. Pourquoi ? Son corps partait en poussière. "Zero". Elle le regardait partir en criant. Est-ce ma faute ? Pourquoi me souriais-tu "One" ? Tu parlais tellement bas. Ta voix faible parvenait à peine à mes oreilles. Ou peut être... Que je ne voulais plus entendre ? 

" Tu as gagnée, Six. La suite est à toi. Ta sœur a été libérée, elle se trouve à Astrub. Mais fait attention, ce "monde" n'accepte pas ceux de notre espèce. Les temps ont changés, deux ans se sont écoulés. Un nouveau jeu commence ici." 

La suite... Je ne voulais pas chercher plus loin. "Symbolique". Elle était toujours en vie, et je savais où la chercher. Je te retrouverais, sœur. Je te retrouverais, et nous visiterons le monde que j'ai promis de te faire voir. D'ici là, attends moi. Je ferais fleurir les champs, pousser des forêts, je créerais des océans. Puis je viendrais te chercher. 


Brume au ciel, vent à terre. Caresse souple qui monte et descend dans l'air chaud et froid des nuées glacées et des roches dures... 
Car le monde est un orgasme. Il est né ainsi. Mourra ainsi. 
Vit ainsi. Quand le Ciel embrasse la Terre, le feu s'élève, danse et joue son plaisir. Le vent les sépare encore, toujours, les empêchant de tout détruire dans l'apothéose de cette jouissance qui, " petite mort " pour les géants, est apocalypse des fourmis.Toujours les nuages feront l'amour aux montagnes. Toujours, la brise fécondera les fleurs. Car le monde est né dans un orgasme et se détruira ainsi, dans la passion meurtrière qui l'habite jour et nuit. Au creux de la pierre, l'être solitaire. Qui attend, patiente, se tait. Il est là, toujours présent, partout, constamment. Il vous entoure sans que vous le sachiez. Ses yeux brillants surveillent votre sommeil, ses crocs reposent si près toujours de votre cou. Son venin... Est déjà en vous. Dans vos membres et votre cœur. Vous l'ignorez. Aucun venin n'est plus doux que l'ignorance. Et il vous maudit pour cela. 

Que vous importe, vous qui ne le savez pas.... 

Au creux du vent, les jumeaux rayons de lumière. Enfants de la lune, de la nuit, de la lumière. Cette lumière qui perce là où rien n'habite. Vous pensez sans doute la nuit cruelle et froide... Elle est chaude et câline. Elle aime embrasser, enlacer, elle aime réchauffer autant qu'elle étouffe à trop d'affection donner.Fuyez-les... Ils vous tueront sans doute d'une passion trop ardente. Mais que vous importe donc... Yeux tendres, gestes gracieux. Que vous importe de mourir de trop de charme... 

Le monde est né dans un orgasme. Vous aussi. Et vous mourrez ainsi... 


[Voila voila, en espérant que tout cela vous aura plus. Maintenant, je posterais ici le BG de CHAQUE "erreur" présente dans ce BG, dans un but déjà d'apporter des petites informations en plus afin de comprendre notamment les intentions de "One" ou autre, le but second étant pour les personnes intéressées par le potentiel rôle de chaqu'un des personnage (Sauf les morts bien-sur) dont les rôles sont disponibles IG. S'il vous plairait de m'aider à développer ce BG IG en jouant un des personnages qui le compose, why not. ]


PARTIE 2



VI- Nine, celle qui rêve. 

Si l'on pouvait décrire le Crépuscule par un son pour elle, ce serait celui de la mer. La mer qui claque, la mer qui martèle. La mer qui tente se frayer un chemin, toujours plus loin. C'est une volonté voir cette étendue bleue devant elle qui la décrit. La volonté de continuer, de chercher, de trouver, de progresser, de s'échapper.Ceux du soleil couchant sont bornés. Bornés par l'espoir, aveuglés le rêve. Qu'un jour, tout s'ouvre, que l'horizon s'élargisse... Corps et esprit, forgés dans l'eau bouillante ne seront qu'une seule lame qui détruira serrures et portes.Mais une arme ne se bâtit pas en un jour. Il faut temps et patience. Il faut frapper encore et encore sur le fer tendre pour le rendre fort. Ce n'est qu'en subissant les coups, ce n'est qu'en bravant ouragans et tempêtes, sans briser, pliant peut-être mais refaisant toujours surface, qu'elle deviendra quelque chose. Quelqu'un. 



Notre histoire commence il y a 2 ans, deux courtes années, sur une beau bateau fait de bois clair auprès d'un grand pirate. Grand par sa taille, grand par son honneur, grand par sa richesse, grand par sa beauté, mais surtout grand par son cœur. Ah, ce doux pirate dont ce cœur un peut trop facile à pénétrer causera la perte. 

Oh ! Mais pour le moment, contentons nous d'observer cet homme à l'approche du village où il compte faire sa prochaine escale, cette escale qui scellera son destin. Le destin, nous en avions déjà parlé non ? L'y voila, donc ce petit village miteux. Rien d'intéressant ici pour des pirates. Les seules richesses possédées par ces paysans étaient leurs champs, qui était pour le coup dans un piteux état, et leurs filles qu'ils espériez marier avec plus riche qu'eux pour sortir d'ici. Ah ce pirate au cœur tout fragile, c'est ici qu'il a trouvé l'amour. Ah ce pirate emplis de joie, C'est cette femme qu'il emmena. Oh qu'elle était belle avec ses longs cheveux blonds rayonnant sous le soleil. Oh, cette femme que nous connaissons ! Oui, nous la connaissons. Il ne la connais pas lui, mais il trouve ce tatouage très à son goût. Oui, oui, ce tatouage ! Ce petit "0" sous son œil gauche. Qu'ils sont beau tout les deux. Ivresse le la jeunesse. Ivresse tout court. Même enceinte cette femme était belle. Sans sa blouse salit, sans ces lunettes poussiéreuses, sans ces dossiers à la main, avec ce sourire qui se voulait sincère. Ah, qu'il est idiot cet homme de croire à l'amour. Qu'il est idiot de penser qu'il aura une belle vie aux côté de cette créatrice d'"Erreur". 
Qu'il était beau cet enfant à sa naissance, qu'elle était belle cette jeune fille a peine née. Qu'il était fort ce père qui pleurait toutes les larmes de joie et de tristesse que son corps puisse porter. Une vie pour une vie. On lui avait pris sa femme, mais il avait maintenant un enfant. Mais quelle tristesse, une file sur un bateau. Quelle tristesse, il allait devoir l'abandonner. Mais il ne le fera pas. Il la cachera, il la cachera toujours. Personne ne la verra, c'est ce qu'il pensait. Ah, les espérances des hommes. Mais nous ne pouvons pas lui en vouloir ! L'homme n'est rien sans Espoir. Hope, c'est le nom qu'il donna à cet enfant qui n'aurait jamais du être, a cet enfant qu'il enferma jours et nuit dans sa cabine de capitaine. Pauvre Homme, qui pouvait se douter que 2 moi à peine suite à cette tragédie où il avait perdu celle qu'il aimait, il allait lui aussi disparaître sous les coups de son second en lequel il avait une grande confiance. Pauvre fou ! La confiance est inutile ! Pauvres fou ! La confiance ne permet que la douleur à la fin ! Pauvre fou ! Par cette négligence, tu viens de tout perdre ! Elle aussi, cette petite nouvelle de ce monde avait tout perdu. Trouvée dans la cabine, celle qu'il avait appelée Hope ne fi pas jetée à la mer, par chance. Ou par malchance ! 
Un moi plus tard, elle était déposée dans un hôpital, enfin, ce qui paraissait en être un. Le destin, je vous l'avait dit. Elle était retournée à sa place, là où toutes les "Erreurs" devaient être. Dans cette forteresse souterraine. Là, elle subit le même sort que ses prédécesseurs. Tatouage. Serum. Effets secondaire de ce dernier. 
Ainsi, la fière portant du numéro "9" eu droit à une croissance des plus rapide. Le temps passait, doucement, mais rapidement à la fois. Presque deux ans c'étaient écoulés. Un peut plus ? Un peut moins ? Ah, elle ne pouvait pas le savoir. On perd totalement le cours du temps entre ces murs de roche. Elle, elle en paraissait déjà 20. Vingts longues années, passés en deux ans. 18 années de vie perdues à cause d'un liquide verdâtre. Mais la chance fini par tourner pour cette jeune femme qui avait perdu son identité et qui n'était qu'a présent qu'un chiffre parmi d'autres. 
Vous vous souvenez ? Cette porte qui s'ouvre à 13h21 ? Oui, vous vous en souvenez. Cette porte lourde dont tous attendaient l'ouverture. Tout le monde racontait que quelqu'un avait réussi à partir à 13h21. S'échapper. Elle le voulait elle. 13h00 Elle rêvait de liberté. 13h05 Elle rêvait de la mer. 13h10 Elle sentait une bise légère. Une bise ? Dans cette cellule isolée ? Il y avait eu un clic. 13h11, il ne devait pas y avoir de clic. Elle s'était levée pour aller voir. 
La chance, elle était enfin là ! 
La porte était ouverte. 10 minutes, c'est ce qu'il lui restait pour traverser ce long couloir avant qu'ils n'arrivent. 7 minutes, c'est le temps qu'il lui fallut. Maintenant elle était cachée derrière les grandes portes. Elle devait attendre l'ouverture, se faufiler quand ils entreraient vers la sortie. Dehors. Elle y était enfin. La lumière du soleil. l'étendue des terres de ce monde. Et au loins. Ce dont elle avait toujours rêvé. La mer. Enfin.Suis-je obligée de vous dire qu'elle y accourra ? Oh ! Je viens de le dire. Elle passa quelques mois à errer dans cette ville portuaire, mais elle fini par y rencontrer quelqu'un. Enfin, personne devrais-je dire ? Cet homme, l’accueilli avec le sourire, il lui offrit beaucoup. Un bateau, des vivres, des vêtements neufs. 
Elle lui devait beaucoup à cet homme. Celui qui portait le numéro "4", Four. 
Maintenant, elle pouvait enfin se livrer à sa tâche. La vengeance. C'est ainsi que sous l’œil droit, elle se tatoua une larme, ne demandant plus qu'a être emplie du sang de celui qui a causé la mort de son père. Elle navigua ainsi jusqu’à Astrub, portant fièrement son numéro "9" sous la joue gauche. 


VII- Eight, celui qui ressent.


Certains n'ont pas d'autre motivation que de voir le monde brûler. Les cendres les appellent. La chaleur enflamme leurs visages. Mais ils ne peuvent retourner en arrière. Ce désir du feu est incontrôlable. Et les voilà qui rajoutent l'huile, brisent les chaînes, détruisent les règles et les drapeaux avant de jeter le briquet à l'eau... Ils ne peuvent retourner en arrière. Ils ne se détourneront pas de leurs envies de feu. Et la nuit s'enflamme et la ville se tord. Que brûle tout, tout brûlera ! L'aube avalera les derniers débris dans une ultime combustion.Certains n'ont pas d'autre motivation que de voir le monde brûler.La musique commence, violente, déchire, arrache. Les jolies robes deviennent fourrures et les bijoux des armes. Le monde brûlera quand les belles seront des bêtes. Le hurlement retentit quand le feu est lancé.Et l'incendie commence aux cris des enragés...Fuyez la bête, fuyez le feu. Ils veulent juste voir tout brûler. Ils veulent vous dévorer. 



"Je peux sentir ta douleur, non ! Mais vraiment, je la sens ! Tu voudrais pas arrêter de souffrir pour moi ?"


Le sérum, ce liquide qui vous donne une faculté hors norme tant que vous vous en nourrissez tout les jours. Je vous accorde que dans certains cas, c'est un cadeau. Mais dans d'autres, il apporte que malheur. Ce petit garçon, là, dans le noir, cloîtrée entre les mur de sa cellule, il en a fait les frais. Il ne sortira plus de sa cabine hermétique. Il le pourrait, oui, elle n'est pas fermée à clef comme les autres "chambres". Mais il ne le veut pas. Il ne veut plus voir personne. 
Et pourtant, Dieu sait qu'il aimait admirer le regard vide de "6", le doux sourire des deux "2", écouter le rire narquois de "4", les histoires du vieux "5", jouer avec "1" et essuyer les larmes de "7". Mais comment sortir quand on sait qu'en dehors de cette petite prison sombre, on sentirait la moindre émotion, la moindre sensation, la moindre pensée, venant de n'importe qui envahir son esprit. Un frisson, une larme, une caresse, une joie, une peine, un murmure, une idée, une blessure, un rêve, la mort. 

Lui, il ressent. C'est ainsi, c'est ce que veut le sérum. 

Au début, il se faisait au diabolisme des pensées de "1", à la douleur de "6", au désespoir et à la haine de "7". Mais il fut un moment où son corps frêle et malade ne pouvait plus soutenir cette charge. Ah, ce jeune enfant avait eu une naissance compliquée. Né de parents bourgeois, quand ces derniers découvrirent avec horreur que leur enfant était né albinos, il se débarrassèrent de ce "monstre", de cette "abomination". Ces grands yeux rouges innocents, sa douce peau blanche tout autant que ces cheveux soyeux. Oh le pauvre enfant ! il se souvenait de tout cela, du regard de ces parents qui ne traduisaient que du dégoût. 
Oui il s'en souvenait, c'est ce que veut le sérum. 
Mais, il ne pouvait pas les détester, non, parce qu’ils étaient son seul espoir de sortir de cet "hôpital" dans lequel il avait été placé. Continuellement, il se répétait: 
"Ils regretterons, et une jour, un beau jour, ils viendront me chercher, parce que nous sommes une famille." 
Mais ils ne le feront pas, oh, non ! Ils ne viendront pas ! Parce qu'ils sont bien, ces deux là, avec une nouvelle progéniture sans problèmes de santés, normale. Il l'ignorait, notre petit albinos, mais c'était mieux ainsi. 
C'est bien, l'espoir. 
Mais il savait bien au fond, que c'était en vain. Alors pour se consoler, il souriait. Il n'y avait pas un instant où il oubliait de sourire. 

Quand le garde froissé par la perte douloureuse de son enfant lui tendait son repas. Il ressentait, mais il souriait. Quand "6" lui rendait visite une fois par moi alors qu'elle était rongée par la folie. Il souriait.Quand "1" venait jouer avec lui, lui exposant ses pensés malsaines, il souriait.Pour oublier ce qu'ils pensaient tous, pour oublier ce qu'ils ressentaient, il souriait. 

Était il heureux planqué dans son obscurité ? 
Oui. 
Serait il plus heureux s'il était libre ? 
Surement. 

Ah ! Si seulement il l'était. Peut être pourrait il enfin se couper des ressentis des autres, et que ces voix lui susurrant la vérité blessante ne seraient plus. Il se l'était promis, s'il sortait un jour, il serait gentil, il serait pure. Juste, gentil. Pourquoi ? Parce qu'il avait eu le crâne remplis d'idioties, de pensées satanique(tamère. lol.), de sang. Alors, il voulait être heureux, pouvoir sourire doucement non pas pour cacher la peine des autres, mais pour exprimer sa joie à lui. 
Alors il sortira, cet enfant porteur du numéro "8", il sortira, grâce à "6". Il sortira avec peine en la suivant, parce que même s'il n'avait pris le sérum ce jour là, il continuait de ressentir. Il voyait ses pensées, il sentait sa douleur au fur et à mesure qu'il avançait vers cette aveuglante lumière. Il sentait son cœur se tordre, mais aussi cette douce joie au fond de sa tête. 
Et cette douce chaleur qui le portait, était-ce le soleil qui effleurait doucement sa peau pâle, ou était-ce le sourire que lui offrait chacune des Erreurs qui le regardait comme un frère ? Presque tous étaient là, il manquait "7", mais il manquait aussi "1". Il l'avait vu en "6", il ne serait pas là. Pourtant il sentait son sourire à travers les quelques rayons de soleil qui éclairaient doucement la clairière. 
Avançant avec sa "famille", il afficha enfin ce sourire qu'il voulait avoir, celui d'un adolescent de 17 ans qui exprime son bonheur. 

Deux ans plus tard, il s'était installé à Astrub, allant souvent à Bonta pour croiser "4" qui lui ramenait des souvenirs de voyage, ainsi que "6"qui passait en courant pour "Aller sauver... La... Nature..." Ah ! Cette voix lente et saccadée, la disciple Sram lui manquait de temps à autres. Mais il avait refait sa vie après avoir affronté ses parents. 
Il n'était pas riche, il n'était pas pauvre, il n'était pas fort, il n'était pas faible, mais il était heureux. Celui que l'on à nommé Treth et cette "Erreur" qui porte fièrement son tatouage de numéro 8 sous l’œil droit. 

Et, pour que tout le monde puisse le ressentir, il souriait. 

[ Je met même un petit brouillon de Treth ici ! ]
[En espérant bien sûr que ça vous aura plu <3]
avatar

Pantaleimon
Chouchou des Dieux
Chouchou des Dieux

Pantaleimon

Ven 15 Mai 2015 - 11:28
J'ai finis :)

Comme je te l'ai déjà dis IG après avoir lu les deux premiers chapitres, je trouve ton texte poétique. Certains passages me rappelait d'ailleurs un peu la poésie des haïkus, par le côté très concis des phrases, leur musicalité et le rapport aux sensations. Ça change beaucoup des BG qu'on peut lire sur Wakfu sur le Forum Officiel. C'est pas mal :)

Par contre, je t'avoue que j'ai parfois eut du mal à percevoir ton histoire ancrée dans l'univers du monde des douze. Les éléments propres au Krosmoz sont plutôt rares et finalement ce que tu racontes aurait pu se passer dans n'importe quel univers. Ce n'est pas forcément un mal mais un peu déstabilisant ;)

( et comme tu disais, c'est vrai qu'il y'a des fautes par ci par là :p )


avatar

Ora-Nukete
Chasseur de Wapin
Chasseur de Wapin


Ven 15 Mai 2015 - 12:13
Merci bien monsieur l'Parrain ! Et effectivement, je ne fais que peut allusion au monde des 12 (si gênant que ça ? D:)

(Et oui, des fautes >.<)
avatar

Pantaleimon
Chouchou des Dieux
Chouchou des Dieux

Pantaleimon

Ven 15 Mai 2015 - 12:39
Gênant je ne sais pas, ce que je veux dire c'est que si on ne sait pas que tu joues à Wakfu, aux premiers abords lire ton BG ne suffit peut être pas pour savoir où se déroule ton histoire. Après je dis pas qu'il y'a zéro indication, il y a bien quelques éléments qui ne laissent pas de place au doute ( dès le début avec la maman eniripsa, Astrub etc... ) mais dans la globalité du récit c'est déjà moins évident, enfin voilà c'était juste mon ressenti ;)


[BG] La naissance d'une "erreur"

Page 1 sur 1

Delirium'S :: les Dortoirs :: [ RP ] Il était un fou...-