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Doxina, une Iopette en mal d'aventure

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Doxina
Terreur de Katrepat
Terreur de Katrepat


Mar 12 Juin 2012 - 14:22
Une belle journée ensoleillée pour les habitants d’Amakna. L’été approche à grand pas et ça se sent. Le printemps a bien duré, les arbres ont bien poussés, il est temps d’aller se dorer la pilule au soleil, comme on dit dans ce bas monde. Et par ce beau temps sans nuage, personne n’a envie de rester chez soi. Un réveil bruyant troubla soudainement ce calme de joyeux volatiles et papillons. Un hurlement plus précisément, dans les quartiers sud de la ville, juste après un vendeur de journaux et une librairie spécialisée dans les ouvrages anciens. Une petite maison aux airs parfaitement banals abritait la raison de tout ce bruit.

Je me réveillai en sursaut dans mon lit trop grand pour elle toute seule. En quelques secondes elle était debout, et accourut jusqu’au lieu d’origine de ce mystérieux hurlement. D’un coup de main fulgurant, j’ouvris la porte d’entrée de sa maison des champs, la main sur l’ouverture de ma tenue de sommeil afin d’éviter tout risque inutile. Tout le quartier était dehors, et visiblement personne ne comprenait ce qui venait de se passer. Les seuls sons qui ressortaient créaient un mélange de pleurs, de jurons et de questionnement en tout genre. Le voisin, un fier écaflip dans l’âme, regarda le ciel et lança :

« Chaos d’Ogrest … »

Que pouvait-il bien se passer ? Les nuages se faisaient de plus en plus nombreux, de plus en plus sombres. Ce n’est pas un orage habituel, ça ne ressemble d’ailleurs pas à un orage. La demoiselle partit s’habiller puis ressortit afin de rechercher un peu plus d’information. Une explosion retentit soudainement devant la taverne du vieil Alibert. Rapidement la foule encadra les lieux, pressée par la curiosité. La poussière disparue peu à peu, laissant apparaître deux personnages face à face, l’un à la corpulence notable, l’autre des plus sveltes. Armé de sa légendaire pelle, il semblait particulièrement en colère. Et pas contre l’idée de détruire une énième fois une partie de sa bâtisse, mais plutôt contre cet étranger. Un étranger qui d’ailleurs ne touche pas le sol, couvert de bandage grisâtre de la tête aux pieds et un masque sur le visage. Ce dernier se mit à parler avec une voix à la fois usée et amusée :

« Bien le bonjour Enutrof. »

Alibert le pointa du bout de sa pelle et lança sans la moindre bonté que l’on a d’ordinaire l’habitude de voir sur son visage.

« Nox ! Qu’est-ce que tu viens faire ici ?! Tu n’as donc pas fait assez de mal comme ça ?!

- Dit-moi Alibert, saurais-tu où pourrais-je trouver ton fils ? Il en va de la sécurité de ce monde.

- N’espère même pas poser tes sales mains dessus !! »

Sa pelle frappa une nouvelle fois, provoquant une explosion de toute beauté. Le xélor apparut pourtant dans le dos de son adversaire sans la moindre trace de blessure. Sa voix retentit une nouvelle fois :

« Comme tu voudras Enutrof. »

Puis il disparu sans laisser aucune trace. La semaine passa durant laquelle la nième reconstruction de la taverne se fit dans la bonne humeur. Vous savez, à force on a l’habitude, on y prend même du plaisir et tous les villageois participent.

« Oh mais t’y voilà pas ma petite Doxina ? »

Cette voix, c’est celle de mon papi préféré. Bien entendu nous ne sommes pas du même arbre généalogique mais je le considère vraiment comme mon grand-père. Je me retournai prestement et se jetai dans les bras du vieil homme barbu à la salopette grisâtre et à la canne en os de chafer. Les deux partagèrent un moment d’hilarité puis l’ancien se libéra de mon étreinte en me repoussant sans effort avec ses bras tatoués et couverts de blessures. Inquiète je lui demandai si tout allait bien, il avait beau être disciple de la déesse Sacrieur, cette voix il avait l’air plus fatigué que d’habitude :

« Papi ça va ? T’es tout pale …

- Oui ma petite, ça va. Tu sais bien qu’il m’en faut plus pour dépérir. Dit-moi, Alibert est là ? »

Je lui indiquai la direction du boulanger et l’accompagnai tout de même jusqu’à lui. Après quoi il me remercia et me demanda de les laisser parce qu’ils avaient des choses à se dires entre hommes. Tu parles, ça va encore dériver sur la bière, la baston, les dragodindes, les kamas et les femmes. Je refusai donc et exceptionnellement, j’eu droit de participer sans avoir à le faire en cachette comme à mon habitude. Enfin ça ne changea pas grand-chose puisque je ne compris quasiment rien à leur discussion. Ça parlait de mécasme, de robot qui viendrait des étoiles, d’invasion, d’être totalement pur qui ont la faculté de se téléporter, d’un cube bleu, de fin du monde, de chaos d’Ogrest et d’un xélor du nom de Nox. On a beau me traiter de cervelle d’Iop, et dieu sait que ça m’énerve, mais il ne faut pas non plus trop en demander. La seule chose parfaitement compréhensible c’est la franchise de ces paroles. Je me levai d’un coup en serrant les poings :

« Mais on peut pas laisser passer ça ! J’ai pas tout compris mais il faut faire quelque chose !

- Tout à fait jeune fille. » Répondit une autre voix sur la pas de la porte.

Le type de la semaine derrière était de retour, toujours flottant au-dessus du sol. Alibert n’attendit pas une seconde de plus et lui sauta dessus en brandissant sa pelle. L’instant d’après le temps sembla s’arrêter. Nox soupira et reprit la parole :

« Une seconde Enutrof. Ton ami t’a bien expliqué la situation. Le temps n’est plus aux querelles personnelles. Je suis ici pour recruter une équipe et éviter que ce monde sombre à nouveau dans le chaos. Ton fils s’occupe déjà d’une grande partie du travail mais seul il n’y arrivera pas. Je lui ai donc proposé mes services pour … disons me racheter.

- Moi monsieur le xélor ! Je suis volontaire ! » Dis-je en levant la main.

« Désolé jeune fille, je cherche des gens expérimentés. Prend du galon et reviens dans quelques années. »

Mon papi se leva à son tour, parfaitement calme et s’adressa au nouveau venu.

« Je crains que tu ne trouveras personne ici. Lance ton recrutement dans les grandes villes, tu auras certainement plus de chance. A commencer par Bonta. »

Ils avaient l’air de se connaître ceux-là. On dira que c’est la résultante de la génération précédente. Maintenant il ne me reste plus qu’à gagner en puissance.

Puis deux ans passèrent, et me voila sur la route de l’aventure, un gros sac de provision sur le dos et direction Bonta ! Prochains objectifs, prouver des compagnons, parcourir le monde et devenir aussi puissante que le dieu Iop, arrêter Ogrest et éviter cette invasion. Ça va être long !




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